Sur le plan du droit, le principe fondamental veut que la détention administrative d'un étranger ne soit autorisée qu'en vue d'assurer son éloignement le plus rapidement possible, rappellent les avocats. "Si l'éloignement devient hypothétique voire impossible, la détention n'est plus légale", pointent-ils. Les signataires, parmi lesquels le président d'Avocats.be ainsi que des représentants d'associations comme le Ciré, la Ligue des droits humains et la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés, affirment par ailleurs que la poursuite de la détention dans les centres fermés ne respecte pas les directives de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) visant à limiter les risques d'exportation et d'importation du Covid-19, notamment en raison des conditions de promiscuité dans les centres de détention. Outre le respect du droit et la sécurité sanitaire des détenus et du personnel, les avocats soutiennent que la fermeture des centres fermés permettrait d'éviter de nombreuses procédures effectuées par du personnel judiciaire. Les avocats signataires, qui soulignent le caractère exceptionnel de la situation, demandent donc au gouvernement "de fermer immédiatement les centres fermés et de prendre toutes les mesures qui s'imposent afin que les personnes qui vivent dans les structures ouvertes soient protégées." "Il n'est pas question à ce stade de fermeture des centres fermés mais si décision il y a en ce sens, elle doit être politique", a réagi la porte-parole de l'Office des Etrangers, Dominique Ernould, contactée par Belga. "Les centres ont été drastiquement vidés ces derniers jours. Ils sont désormais occupés à 50% de leur capacité totale", indique-t-elle, soulignant par ailleurs que tout est fait pour faire respecter la distanciation sociale. L'Office des Etrangers fait encore remarquer qu'aucun cas de coronavirus n'a été décelé à ce stade au sein des centres fermés. Également contactée par Belga, la ministre en charge de l'Asile et de la Migration, Maggie De Block (Open Vld), n'a pas encore réagi. (Belga)

Sur le plan du droit, le principe fondamental veut que la détention administrative d'un étranger ne soit autorisée qu'en vue d'assurer son éloignement le plus rapidement possible, rappellent les avocats. "Si l'éloignement devient hypothétique voire impossible, la détention n'est plus légale", pointent-ils. Les signataires, parmi lesquels le président d'Avocats.be ainsi que des représentants d'associations comme le Ciré, la Ligue des droits humains et la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés, affirment par ailleurs que la poursuite de la détention dans les centres fermés ne respecte pas les directives de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) visant à limiter les risques d'exportation et d'importation du Covid-19, notamment en raison des conditions de promiscuité dans les centres de détention. Outre le respect du droit et la sécurité sanitaire des détenus et du personnel, les avocats soutiennent que la fermeture des centres fermés permettrait d'éviter de nombreuses procédures effectuées par du personnel judiciaire. Les avocats signataires, qui soulignent le caractère exceptionnel de la situation, demandent donc au gouvernement "de fermer immédiatement les centres fermés et de prendre toutes les mesures qui s'imposent afin que les personnes qui vivent dans les structures ouvertes soient protégées." "Il n'est pas question à ce stade de fermeture des centres fermés mais si décision il y a en ce sens, elle doit être politique", a réagi la porte-parole de l'Office des Etrangers, Dominique Ernould, contactée par Belga. "Les centres ont été drastiquement vidés ces derniers jours. Ils sont désormais occupés à 50% de leur capacité totale", indique-t-elle, soulignant par ailleurs que tout est fait pour faire respecter la distanciation sociale. L'Office des Etrangers fait encore remarquer qu'aucun cas de coronavirus n'a été décelé à ce stade au sein des centres fermés. Également contactée par Belga, la ministre en charge de l'Asile et de la Migration, Maggie De Block (Open Vld), n'a pas encore réagi. (Belga)