L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a mené en 2018 une enquête sur le bien-être et la sécurité des femmes vivant en Albanie, Bosnie-Herzégovine, Macédoine du Nord, Serbie, Moldavie, Ukraine, au Monténégro et Kosovo. Le but était de fournir des données comparables entre ces pays sur les différentes formes de violence subies par les femmes tout au long de leur vie, en période de conflit ou non. Il ressort de cette enquête quantitative et qualitative, menée auprès de femmes âgées de 18 à 74 ans, que 70% d'entre elles ont subi une forme de violence depuis l'âge de 15 ans. Près de la moitié (45%, environ 10,2 millions de femmes) ont été harcelées sexuellement, y compris sur internet. Quelque 4,9 millions d'entre elles (23%) ont été victimes de violence physique et/ou sexuelle de la part de leur conjoint, tandis que 8% l'ont été de la part d'un autre homme que leur partenaire. Au sein d'une relation, la violence psychologique est la plus répandue: 60% des femmes ayant une relation intime avec un homme en ont déjà été victimes. Par ailleurs, 43% des femmes interrogées pensent que leurs amis seraient d'accord avec l'affirmation selon laquelle "il est important pour un homme de montrer à sa partenaire qui est le patron". Près d'un cinquième des sondées (17%) pensent qu'ils approuveraient qu'il s'agit "d'une obligation pour la femme d'avoir des relations sexuelles avec son mari, même si elle n'en a pas envie". Trente pour cent estiment que la violence domestique relève de la sphère privée et devrait être traitée en famille. Dans les pays étudiés, les femmes ne rapportent pas la majorité des incidents à la police et demandent rarement de l'aide auprès des institutions. "Elles n'ont pas confiance en les autorités pour les aider et les protéger", pointe l'OCDE. Le rapport montre que "la majorité des femmes ne savent pas comment réagir à ces violences". L'OCDE en conclut qu'une législation et des plans d'actions doivent être mis en place dans la région afin de lutter contre toute forme de violence envers les femmes et les filles. L'enquête a permis de relever des groupes plus à risque, comme les femmes en état de pauvreté, dépendantes économiquement ou ayant des enfants. En outre, le rapport met en lumière les conséquences durables sur les victimes de telles violences, d'un point de vue physique et psychologique. Au total, 15.179 interviews ont été menées avec des femmes âgées de 18 à 74 ans entre avril et septembre 2018. (Belga)

L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a mené en 2018 une enquête sur le bien-être et la sécurité des femmes vivant en Albanie, Bosnie-Herzégovine, Macédoine du Nord, Serbie, Moldavie, Ukraine, au Monténégro et Kosovo. Le but était de fournir des données comparables entre ces pays sur les différentes formes de violence subies par les femmes tout au long de leur vie, en période de conflit ou non. Il ressort de cette enquête quantitative et qualitative, menée auprès de femmes âgées de 18 à 74 ans, que 70% d'entre elles ont subi une forme de violence depuis l'âge de 15 ans. Près de la moitié (45%, environ 10,2 millions de femmes) ont été harcelées sexuellement, y compris sur internet. Quelque 4,9 millions d'entre elles (23%) ont été victimes de violence physique et/ou sexuelle de la part de leur conjoint, tandis que 8% l'ont été de la part d'un autre homme que leur partenaire. Au sein d'une relation, la violence psychologique est la plus répandue: 60% des femmes ayant une relation intime avec un homme en ont déjà été victimes. Par ailleurs, 43% des femmes interrogées pensent que leurs amis seraient d'accord avec l'affirmation selon laquelle "il est important pour un homme de montrer à sa partenaire qui est le patron". Près d'un cinquième des sondées (17%) pensent qu'ils approuveraient qu'il s'agit "d'une obligation pour la femme d'avoir des relations sexuelles avec son mari, même si elle n'en a pas envie". Trente pour cent estiment que la violence domestique relève de la sphère privée et devrait être traitée en famille. Dans les pays étudiés, les femmes ne rapportent pas la majorité des incidents à la police et demandent rarement de l'aide auprès des institutions. "Elles n'ont pas confiance en les autorités pour les aider et les protéger", pointe l'OCDE. Le rapport montre que "la majorité des femmes ne savent pas comment réagir à ces violences". L'OCDE en conclut qu'une législation et des plans d'actions doivent être mis en place dans la région afin de lutter contre toute forme de violence envers les femmes et les filles. L'enquête a permis de relever des groupes plus à risque, comme les femmes en état de pauvreté, dépendantes économiquement ou ayant des enfants. En outre, le rapport met en lumière les conséquences durables sur les victimes de telles violences, d'un point de vue physique et psychologique. Au total, 15.179 interviews ont été menées avec des femmes âgées de 18 à 74 ans entre avril et septembre 2018. (Belga)