Le Conseil des ministres a indiqué dans un communiqué avoir adopté un projet de révision de la Constitution visant à rétablir le poste. Cette révision réintroduira la responsabilité du gouvernement devant l'Assemblée nationale, supprimée en même temps que le poste de Premier ministre en 2019, et restituera le pouvoir présidentiel de dissoudre l'Assemblée nationale, a indiqué le Conseil des ministres. Le texte sera soumis suivant une procédure d'urgence à partir du 30 novembre à l'Assemblée, où le président dispose de la majorité, a dit à l'AFP un responsable gouvernemental sous le couvert de l'anonymat. Le projet est introduit dans un contexte politique et social délicat. Le président a été confronté en mars à des émeutes qui ont fait au moins une douzaine de morts. Les conditions de crise économique qui ont contribué à cette contestation inédite depuis des années ne se sont guère améliorées entre-temps malgré l'éloignement de la pandémie de Covid-19. Des tensions sont réapparues récemment à l'approche des élections locales de janvier 2022. Celles-ci doivent être suivies de législatives. Les spéculations vont bon train sur la candidature de M. Sall à un troisième mandat en 2024. Les détracteurs de Macky Sall et des analystes politiques lui reprochent un exercice solitaire, sinon autoritaire du pouvoir qui aurait nourri l'exaspération en mars. (Belga)

Le Conseil des ministres a indiqué dans un communiqué avoir adopté un projet de révision de la Constitution visant à rétablir le poste. Cette révision réintroduira la responsabilité du gouvernement devant l'Assemblée nationale, supprimée en même temps que le poste de Premier ministre en 2019, et restituera le pouvoir présidentiel de dissoudre l'Assemblée nationale, a indiqué le Conseil des ministres. Le texte sera soumis suivant une procédure d'urgence à partir du 30 novembre à l'Assemblée, où le président dispose de la majorité, a dit à l'AFP un responsable gouvernemental sous le couvert de l'anonymat. Le projet est introduit dans un contexte politique et social délicat. Le président a été confronté en mars à des émeutes qui ont fait au moins une douzaine de morts. Les conditions de crise économique qui ont contribué à cette contestation inédite depuis des années ne se sont guère améliorées entre-temps malgré l'éloignement de la pandémie de Covid-19. Des tensions sont réapparues récemment à l'approche des élections locales de janvier 2022. Celles-ci doivent être suivies de législatives. Les spéculations vont bon train sur la candidature de M. Sall à un troisième mandat en 2024. Les détracteurs de Macky Sall et des analystes politiques lui reprochent un exercice solitaire, sinon autoritaire du pouvoir qui aurait nourri l'exaspération en mars. (Belga)