"Nous sommes très tracassés depuis le mois de juin", témoigne Philippe Duvivier, président de la Fédération des éleveurs et des agriculteurs (Fugea). "La situation ne fait que s'aggraver (...), nous sommes donc très satisfaits que la sécheresse ait été reconnue comme exceptionnelle." Cette reconnaissance "est un élément positif pour nous", abonde Yvan Hayez, secrétaire général de la Fédération wallonne de l'agriculture (FWA). "Au moins un acte a été posé et on s'en réjouit." Des commissions communales de constat des dommages doivent maintenant être mises en place, étape indispensable pour une éventuelle reconnaissance comme calamité agricole. "Nous verrons l'ensemble des dégâts à l'autopsie", souligne M. Hayez. C'est l'élevage qui souffre le plus de cette sécheresse, signalent les deux hommes. Les animaux sont actuellement en pâturage mais les prairies ont été fortement touchées par le manque d'eau de ces derniers mois. Les éleveurs doivent alors piocher dans leur stock hivernal pour nourrir leurs bêtes. Pour la Fugea, l'aide qui pourrait advenir d'une reconnaissance comme calamité agricole est souhaitable mais pas suffisante. "Il faut trouver une solution à long terme", s'exclame Philippe Duvivier. Changement climatique oblige, des périodes de sécheresse ou de fortes inondations comme en 2016 sont à prévoir. "Le problème est structurel. (...) Il faut arrêter de donner de l'argent chaque année (et plutôt) repenser le modèle agricole. Un vaste chantier", conclut-il. (Belga)

"Nous sommes très tracassés depuis le mois de juin", témoigne Philippe Duvivier, président de la Fédération des éleveurs et des agriculteurs (Fugea). "La situation ne fait que s'aggraver (...), nous sommes donc très satisfaits que la sécheresse ait été reconnue comme exceptionnelle." Cette reconnaissance "est un élément positif pour nous", abonde Yvan Hayez, secrétaire général de la Fédération wallonne de l'agriculture (FWA). "Au moins un acte a été posé et on s'en réjouit." Des commissions communales de constat des dommages doivent maintenant être mises en place, étape indispensable pour une éventuelle reconnaissance comme calamité agricole. "Nous verrons l'ensemble des dégâts à l'autopsie", souligne M. Hayez. C'est l'élevage qui souffre le plus de cette sécheresse, signalent les deux hommes. Les animaux sont actuellement en pâturage mais les prairies ont été fortement touchées par le manque d'eau de ces derniers mois. Les éleveurs doivent alors piocher dans leur stock hivernal pour nourrir leurs bêtes. Pour la Fugea, l'aide qui pourrait advenir d'une reconnaissance comme calamité agricole est souhaitable mais pas suffisante. "Il faut trouver une solution à long terme", s'exclame Philippe Duvivier. Changement climatique oblige, des périodes de sécheresse ou de fortes inondations comme en 2016 sont à prévoir. "Le problème est structurel. (...) Il faut arrêter de donner de l'argent chaque année (et plutôt) repenser le modèle agricole. Un vaste chantier", conclut-il. (Belga)