Des dizaines de réunions ont déjà été organisées par We Have The Choice. "Ce sont des rencontres de gens qui veulent s'arrêter, faire une pause, dans ces temps d'endurcissement et de polarisation", dit Verellen. "Nous devons tous vivre avec l'incertitude et beaucoup d'entre nous vont au-delà de leurs peurs et continuent à mener leurs vies bien remplies. Par conséquent, nous oublions souvent que nous avons un choix à faire : nous pouvons choisir la manière dont nous gérons ce qui nous arrive. Pendant nos réunions, nous prenons le temps d'y penser".
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Des dizaines de réunions ont déjà été organisées par We Have The Choice. "Ce sont des rencontres de gens qui veulent s'arrêter, faire une pause, dans ces temps d'endurcissement et de polarisation", dit Verellen. "Nous devons tous vivre avec l'incertitude et beaucoup d'entre nous vont au-delà de leurs peurs et continuent à mener leurs vies bien remplies. Par conséquent, nous oublions souvent que nous avons un choix à faire : nous pouvons choisir la manière dont nous gérons ce qui nous arrive. Pendant nos réunions, nous prenons le temps d'y penser". Au fil des mois, de nombreuses personnes se sont rendues à ces réunions. Au total, plus de 1700 personnes. Seule la communauté musulmane a été, jusqu'à récemment, difficile à atteindre par We Have The Choice. "Pour en finir avec la pensée en noir et blanc, il est très important que nous nous associions avec des personnes d'autres cultures", dit Verellen. "Avec les Cercles, nous voulons donner la parole à ceux qui sont moins souvent entendus dans notre société". Kristin Verellen: Tout d'abord, nous avons pris contact avec les représentants de la communauté musulmane, dont deux imams et Mohamed El Bachiri, qui a perdu sa femme dans les attentats. Mais l'objectif a vraiment été atteint lorsque la musulmane et sociologue Fatima Zibouh nous a rejoints. Je l'ai rencontré lors d'un Cercle, où elle a expliqué à quel point c'était difficile d'être considérée, en tant que musulmane, dans le camp des auteurs, des coupables, alors qu'elle se sentait plutôt reliée aux victimes. L'ensemble de la communauté musulmane a été doublement affectée par les attentats du 22 mars 2016, directement et indirectement. Actuellement, les musulmans sont encore confrontés à la xénophobie et au racisme. Je suis donc ravie que Fatima ait voulu s'investir dans notre projet. Bientôt, nous serons toutes deux hôtesses de Cercles organisés dans le cadre du Ramadan, qui commence le 26 mai. Verellen: Nous souhaitons briser les tabous et faciliter le rapprochement entre les personnes issues de différentes cultures. Pour la communauté musulmane, le Ramadan c'est, en dehors d'un mois de jeûne, une période de pause, d'introspection et de tolérance, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur de leur propre communauté. Et ce sont également les ingrédients de base des Cercles. Verellen: Nous ne sommes pas des missionnaires. On ne fait que jeter des pierres dans l'eau en espérant que cela provoque de plus en plus de vagues. Il y a beaucoup de gens qui réalisent que nous devons apprendre à écouter, aussi bien nous-mêmes que les autres. La route sera probablement longue, mais c'est le chemin en lequel je crois le plus. Dans tous les cas, arrêter n'est plus une option. Plus d'infos: www.wehavethechoice.com