Savoir la veille si on doit travailler le lendemain: "Une atteinte à la vie privée"

02/03/16 à 11:12 - Mise à jour à 11:12

Source: De Morgen

Le ministre de l'Emploi Kris Peeters (CD&V) a déposé un projet de loi qui doit permettre aux employeurs de prévenir leurs employés 24 heures avant qu'ils ne doivent pas venir travailler. Le syndicat socialiste qualifie la proposition d'"attentat contre la vie privée de dizaines de milliers d'employés".

Savoir la veille si on doit travailler le lendemain: "Une atteinte à la vie privée"

Kris Peeters © BELGA

Comme le rappelle le quotidien de Morgen, beaucoup d'employés ont un contrat à temps partiel variable, mais leur employeur est obligé de leur communiquer leur horaire au moins cinq jours à l'avance. Or, Kris Peeters souhaite réduire ce laps de temps à 24 heures, pour donner une plus grande flexibilité aux employeurs.

Contrats zéro heure

Interrogé par De Morgen, Mathieu Marin du syndicat socialiste est indigné par cette proposition. "Combiné à d'autres mesures qui favorisent la flexibilité, nous voyons cette proposition comme un pas vers les "contrats flex" à la néerlandaise, ou pire encore, vers les "contrats zéro heure" tels qu'on les trouve au Royaume-Uni. Là-bas, les employeurs peuvent appeler les employés en claquant des doigts. C'est une atteinte à la vie privée de dizaines de milliers d'employés", explique-t-il.

Selon le syndicaliste, la mesure affectera surtout employés les plus vulnérables, dont les mères célibataires, qui n'auront que très peu de temps pour organiser la garde de leurs enfants. De plus, les personnes qui combinent deux emplois à temps partiel devront laisser tomber un de leurs deux jobs, alors que, comme le rappelle la RTBF, le gouvernement oblige les employés qui travaillent à temps partiel à chercher un travail complémentaire.

CB

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