Alors que les deux élus néerlandophones CD&V Kris Peeters et Cindy Franssen ont suivi la discipline du groupe, dix élus PPE l'ont enfreinte, parmi lesquels le francophone Benoît Lutgen (cdH) et le germanophone Pascal Arimont (CSP). Le texte, finalement rejeté à deux voix près (288 contre 290), préconisait un renforcement des recherches et sauvetages de migrants en Méditerranée, un mécanisme durable de répartition des personnes secourues entre États membres, la non-criminalisation des ONG qui viennent à leur secours, ou encore des voies sûres et légales de migration vers l'UE. Lors de ce vote, le PPE s'est retrouvé à former une alliance objective avec les eurosceptiques du CRE et l'extrême-droite face aux défenseurs du texte, constitués des socialistes et sociaux-démocrates (S&D), des libéraux et centristes (Renew Europe), des écologistes (Vert/ALE) et de l'extrême-gauche (GUE/NLE). Ce vote a confirmé l'instabilité de la majorité PPE-S&D-Renew appelée à soutenir la prochaine Commission Von der Leyen sur un dossier aussi sensible que la migration. (Belga)