Les membres du conseil de sécurité ont "exprimé leur profonde déception devant l'échec des acteurs haïtiens à respecter les échéances électorales et prise de pouvoir définies par l'accord politique du 5 février", indique le communiqué. Haïti est plongée dans une crise politique profonde depuis que le processus électoral a été suspendu en janvier, en raison des accusations de l'opposition de l'époque, dénonçant un "coup d'Etat électoral" fomenté par Michel Martelly, l'ancien président. Après des reports successifs du second tour de la présidentielle, Michel Martelly a achevé son mandat le 7 février sans remettre le pouvoir à un successeur élu. Un accord de sortie de crise, signé entre le pouvoir exécutif et le Parlement, a permis l'élection le 14 février de Jocelerme Privert, à l'époque président du Sénat, au poste de président provisoire pour un mandat de trois mois. Cet accord prévoyait la tenue des scrutins le 24 avril, pour une prise de fonction du nouveau président le 14 mai. La défiance persistante au sein de la classe politique a rendu impossible l'organisation des scrutins, plongeant le pays dans l'incertitude : les parlementaires ne sont pas encore parvenus à statuer sur le devenir du pouvoir présidentiel une fois que le mandat de Jocelerme Privert arrivera à son terme. Pour redonner confiance dans le processus électoral, le président provisoire a installé une commission indépendante d'évaluation avec pour mission de vérifier les résultats des scrutins de 2015. Ses recommandations sont attendues pour la fin du mois. Tout en prenant note de l'installation de ce groupe de travail, l'ONU souligne "la nécessité pour que la commission soit technique, apolitique, transparente" précise le communiqué. (Belga)

Les membres du conseil de sécurité ont "exprimé leur profonde déception devant l'échec des acteurs haïtiens à respecter les échéances électorales et prise de pouvoir définies par l'accord politique du 5 février", indique le communiqué. Haïti est plongée dans une crise politique profonde depuis que le processus électoral a été suspendu en janvier, en raison des accusations de l'opposition de l'époque, dénonçant un "coup d'Etat électoral" fomenté par Michel Martelly, l'ancien président. Après des reports successifs du second tour de la présidentielle, Michel Martelly a achevé son mandat le 7 février sans remettre le pouvoir à un successeur élu. Un accord de sortie de crise, signé entre le pouvoir exécutif et le Parlement, a permis l'élection le 14 février de Jocelerme Privert, à l'époque président du Sénat, au poste de président provisoire pour un mandat de trois mois. Cet accord prévoyait la tenue des scrutins le 24 avril, pour une prise de fonction du nouveau président le 14 mai. La défiance persistante au sein de la classe politique a rendu impossible l'organisation des scrutins, plongeant le pays dans l'incertitude : les parlementaires ne sont pas encore parvenus à statuer sur le devenir du pouvoir présidentiel une fois que le mandat de Jocelerme Privert arrivera à son terme. Pour redonner confiance dans le processus électoral, le président provisoire a installé une commission indépendante d'évaluation avec pour mission de vérifier les résultats des scrutins de 2015. Ses recommandations sont attendues pour la fin du mois. Tout en prenant note de l'installation de ce groupe de travail, l'ONU souligne "la nécessité pour que la commission soit technique, apolitique, transparente" précise le communiqué. (Belga)