Sanofi serait prêt à saluer la réussite d'un laboratoire qui offrirait un vaccin efficace et sûr, mais "il y a des fortes chances que cela n'arrive pas. Nous sommes un peu plus lents mais nous sommes plus susceptibles de réussir", a assuré son directeur général Paul Hudson lors d'un point presse en amont d'une journée dédiée aux investisseurs mardi. Sanofi, l'un des principaux producteurs de vaccins, travaille au développement de deux vaccins contre le Covid-19, attendus courant 2021. L'un, développé avec le britannique GSK, utilise la technologie dite de l'ADN recombinant, déjà utilisée pour un vaccin antigrippal. Il devrait faire l'objet d'essais cliniques en septembre et être disponible au premier semestre de 2021, un peu plus tôt que ce qu'avait initialement annoncé Sanofi. Le groupe dit pouvoir produire jusqu'à un milliard de doses par an. Sanofi collabore également avec l'entreprise de biotechnologie Translate Bio pour un vaccin basé sur la technologie de l'ARN messager. Le laboratoire prévoit de débuter une étude clinique de phase I d'ici à la fin de l'année et, en cas de données positives, d'obtenir l'approbation au deuxième semestre de l'an prochain pour une capacité de production comprise entre 90 et 360 millions de doses par an. D'autres laboratoires ont déjà débuté les essais cliniques, dont la biotech américaine Moderna, qui veut entrer dans sa troisième (la toute dernière) phase en juillet. Le géant britannique AstraZeneca et l'université d'Oxford disent de leur côté attendre des résultats cet automne sur l'efficacité du vaccin qu'ils développent conjointement. Interrogé sur ce retard apparent par rapport à ses concurrents, M. Hudson s'est voulu confiant. "Nous sommes le seul vaccin dans la course qui offre une plateforme prouvée, qui fonctionne à grande échelle", a-t-il affirmé à propos de la technologie de l'ADN recombinant."Notre probabilité d'obtenir une efficacité (du vaccin, NDLR) de plus de 70% est probablement supérieure à celle de qui que ce soit d'autre." Sanofi, qui avait suscité l'indignation au mois de mai en évoquant la possibilité de servir en premier les Etats-Unis, a redit vouloir rendre son potentiel vaccin disponible à tous. (Belga)

Sanofi serait prêt à saluer la réussite d'un laboratoire qui offrirait un vaccin efficace et sûr, mais "il y a des fortes chances que cela n'arrive pas. Nous sommes un peu plus lents mais nous sommes plus susceptibles de réussir", a assuré son directeur général Paul Hudson lors d'un point presse en amont d'une journée dédiée aux investisseurs mardi. Sanofi, l'un des principaux producteurs de vaccins, travaille au développement de deux vaccins contre le Covid-19, attendus courant 2021. L'un, développé avec le britannique GSK, utilise la technologie dite de l'ADN recombinant, déjà utilisée pour un vaccin antigrippal. Il devrait faire l'objet d'essais cliniques en septembre et être disponible au premier semestre de 2021, un peu plus tôt que ce qu'avait initialement annoncé Sanofi. Le groupe dit pouvoir produire jusqu'à un milliard de doses par an. Sanofi collabore également avec l'entreprise de biotechnologie Translate Bio pour un vaccin basé sur la technologie de l'ARN messager. Le laboratoire prévoit de débuter une étude clinique de phase I d'ici à la fin de l'année et, en cas de données positives, d'obtenir l'approbation au deuxième semestre de l'an prochain pour une capacité de production comprise entre 90 et 360 millions de doses par an. D'autres laboratoires ont déjà débuté les essais cliniques, dont la biotech américaine Moderna, qui veut entrer dans sa troisième (la toute dernière) phase en juillet. Le géant britannique AstraZeneca et l'université d'Oxford disent de leur côté attendre des résultats cet automne sur l'efficacité du vaccin qu'ils développent conjointement. Interrogé sur ce retard apparent par rapport à ses concurrents, M. Hudson s'est voulu confiant. "Nous sommes le seul vaccin dans la course qui offre une plateforme prouvée, qui fonctionne à grande échelle", a-t-il affirmé à propos de la technologie de l'ADN recombinant."Notre probabilité d'obtenir une efficacité (du vaccin, NDLR) de plus de 70% est probablement supérieure à celle de qui que ce soit d'autre." Sanofi, qui avait suscité l'indignation au mois de mai en évoquant la possibilité de servir en premier les Etats-Unis, a redit vouloir rendre son potentiel vaccin disponible à tous. (Belga)