Bien qu'il ne soit pas le visage le plus célèbre de la N-VA, Sander Loones appartient à la direction du parti. Il a étudié avec Theo Francken et Zuhal Demir, a coordonné le département d'études du parti pendant de nombreuses années et participé aux négociations de l'accord de coalition fédérale en 2014. Pendant un moment, l'avocat et vice-président du parti a même été pressenti comme prince héritier de Bart De Wever. En 2014, il a succédé à Johan Van Overtveldt au Parlement européen. Loones y a développé un réseau qui lui sera désormais utile, dit-il. "D'anciens collègues siègent maintenant au ministère français de la Défense, par exemple, ou travaillent p...

Bien qu'il ne soit pas le visage le plus célèbre de la N-VA, Sander Loones appartient à la direction du parti. Il a étudié avec Theo Francken et Zuhal Demir, a coordonné le département d'études du parti pendant de nombreuses années et participé aux négociations de l'accord de coalition fédérale en 2014. Pendant un moment, l'avocat et vice-président du parti a même été pressenti comme prince héritier de Bart De Wever. En 2014, il a succédé à Johan Van Overtveldt au Parlement européen. Loones y a développé un réseau qui lui sera désormais utile, dit-il. "D'anciens collègues siègent maintenant au ministère français de la Défense, par exemple, ou travaillent pour le Premier ministre estonien. Certains d'entre eux m'ont déjà informé qu'ils aimeraient me présenter à leur ministre. Les contacts avec mes collègues britanniques du groupe pourraient être utiles. Même s'ils quittent l'Union européenne, ils restent un partenaire important de l'OTAN."Quelles idées reprenez-vous au Parlement européen? Sander Loones: C'est simple : l'importance d'une coopération européenne réaliste. Sur ce plan-là, je continuerai le style de gestion de Steven. Je ne rêve pas d'une armée européenne pour demain, mais je veux prendre des mesures concrètes aujourd'hui, afin que nous puissions mieux travailler ensemble lorsque cela est possible et utile. Acheter des matériaux ensemble en est un exemple.Voulez-vous plus de coopération militaire européenne ?Absolument, c'est aussi la position de notre parti. Mais encore une fois, une armée européenne unifiée n'est pas pour demain. Qu'en ferions-nous ? Nous n'avons même pas de politique étrangère européenne commune. Je reste attaché à ce qui caractérise la politique belge : le multilatéralisme. Nous agissons avec le soutien de nos partenaires.Votre prédécesseur a choisi le F-35 pour remplacer le F-16, ce qui nous permettra de jouer un rôle plus offensif dans les conflits internationaux. Est-ce notre nouveau rôle ?La défense, c'est comme l'assurance incendie : tout le monde en a une dans l'espoir de ne jamais en avoir besoin. La réalité, c' est que le monde est en feu à plusieurs endroits et n'est pas devenu un endroit plus sûr. Autour de l'EU aussi, les tensions s'exacerbent.Le porte-parole de votre parti, Joachim Pohlmann, est devenu officier de réserve parce que nous sommes "dans une guerre hybride". Vous partagez son avis?Je trouve particulièrement étonnant de voir à quel point les Européens tiennent la paix pour acquise. Peut-être qu'en tant qu'enfant du Westhoek, j'y attache une importance particulière. Ajoutez à cela ma perspective européenne et ma spécialisation en matière d'asile et d'immigration, et vous savez à quel point je suis conscient des énormes défis qui se posent. On peut également voir les choses de manière positive. Ces défis sont les principales raisons de favoriser la coopération européenne.Est-il difficile pour un nationaliste flamand convaincu de devenir ministre de la Défense ?Non. Ma première manifestation politique a eu lieu sous la tour de l'Yser. La pensée "plus jamais de guerre" ne m'est donc absolument pas étrangère. Je suis pacifiste, mais pas naïf. Plus jamais de guerre est un idéal, mais pas une réalité. Il y aura toujours des régimes avec de mauvaises intentions. Si vous voulez réagir naïvement, ce sera sans nous.