En 2018, la lutte contre l'importation et l'exportation de cocaïne a débouché sur la saisie de 52,804 tonnes de cette drogue en Belgique. En 98 prises et un total de 394 arrestations, la police fédérale, en collaboration avec les douanes, a ainsi mis la main sur une marchandise estimée à pas moins de 2,640 milliards d'euros. "Le trafic de drogues dures sur notre territoire est une victime collatérale des capacités déployées après les attentats", explique l'expert du service central de la lutte contre la drogue de la police fédérale, Marc Vancoillie. "Selon mon analyse, c'est en raison du 'go' donné par les trafiquants. Ils se sont dit, c'est le moment d'importer un maximum. Résultat : les quantités stockées sont devenues trop importantes et le prix du kilo a ainsi fortement baissé", poursuit-il. Plus de 90% des saisies se font dans les ports. Avec le port d'Anvers, la Belgique est le premier pays d'import en Europe, avant même les Pays-Bas, l'Espagne et l'Allemagne, estime encore l'expert. L'envoi de drogues par colis postal commence par ailleurs aussi à prendre de l'ampleur depuis un an et demi, indique l'expert. Un nombre important d'envois de courriers et de colis postaux contenant en moyenne entre 300 à 500 grammes de cocaïne part de la Belgique et des Pays-Bas, vers l'Australie et la Nouvelle-Zélande, entre autres, où le gramme est revendu près de quatre fois plus cher. La police fédérale ne dispose pas encore de chiffres précis concernant ces interceptions de colis mais le phénomène est pris au sérieux. (Belga)