Emmanuel Macron a appelé mercredi soir le président nigérien et tous deux ont convenu "de proposer à leurs homologues de reporter au début de l'année 2020 la tenue, en France, du sommet consacré à l'opération Barkhane et à la force conjointe du G5 Sahel", a précisé la présidence française. L'attaque mardi d'un camp de l'armée nigérienne à Inates, dans l'ouest du pays, près du Mali, a fait plus de 60 morts, a annoncé mercredi une source sécuritaire nigérienne. Ce bilan est le plus lourd subi par l'armée nigérienne depuis le début des attaques djihadistes dans le pays, en 2015. Emmanuel Macron avait annoncé le 4 décembre, à l'issue du sommet de l'Otan, qu'il avait convié les présidents du Mali, du Burkina Faso, du Niger, du Tchad et de la Mauritanie à un sommet le 16 décembre à Pau (sud-ouest de la France), pour qu'ils "clarifient" leur position sur la présence militaire française au Sahel, de plus en plus contestée par leurs opinions publiques. Il avait souligné qu'il attendait d'eux qu'ils "assument" publiquement le fait que les soldats français sont au Sahel à la demande des pays concernés, et non pas pour des "visées néocoloniales". Faute de quoi, avait-il indiqué, il en tirerait toutes les conséquences. L'Elysée a précisé mercredi que toutes les options étaient sur la table, y compris un retrait des 4.500 hommes des troupes française de la force Barkhane, qui depuis quatre ans luttent contre les groupes djihadistes au Sahel. Les jihadistes multiplient les actions meurtrières dans la région, en particulier au Mali, au Niger et au Burkina. La France a demandé à ses partenaires européens d'accroître leur soutien, un sujet qui sera évoqué lors du sommet européen de jeudi et vendredi. Paris est également en train de mettre sur pied une opération baptisée "Tacouba", réunissant des forces spéciales de plusieurs pays européens, afin d'apporter des renforts à l'armée malienne, en difficulté face à la poussée des attaques jihadistes. Déjà huit pays ont répondu à l'appel de la France, a précisé l'Elysée mercredi. leb/sma (Belga)

Emmanuel Macron a appelé mercredi soir le président nigérien et tous deux ont convenu "de proposer à leurs homologues de reporter au début de l'année 2020 la tenue, en France, du sommet consacré à l'opération Barkhane et à la force conjointe du G5 Sahel", a précisé la présidence française. L'attaque mardi d'un camp de l'armée nigérienne à Inates, dans l'ouest du pays, près du Mali, a fait plus de 60 morts, a annoncé mercredi une source sécuritaire nigérienne. Ce bilan est le plus lourd subi par l'armée nigérienne depuis le début des attaques djihadistes dans le pays, en 2015. Emmanuel Macron avait annoncé le 4 décembre, à l'issue du sommet de l'Otan, qu'il avait convié les présidents du Mali, du Burkina Faso, du Niger, du Tchad et de la Mauritanie à un sommet le 16 décembre à Pau (sud-ouest de la France), pour qu'ils "clarifient" leur position sur la présence militaire française au Sahel, de plus en plus contestée par leurs opinions publiques. Il avait souligné qu'il attendait d'eux qu'ils "assument" publiquement le fait que les soldats français sont au Sahel à la demande des pays concernés, et non pas pour des "visées néocoloniales". Faute de quoi, avait-il indiqué, il en tirerait toutes les conséquences. L'Elysée a précisé mercredi que toutes les options étaient sur la table, y compris un retrait des 4.500 hommes des troupes française de la force Barkhane, qui depuis quatre ans luttent contre les groupes djihadistes au Sahel. Les jihadistes multiplient les actions meurtrières dans la région, en particulier au Mali, au Niger et au Burkina. La France a demandé à ses partenaires européens d'accroître leur soutien, un sujet qui sera évoqué lors du sommet européen de jeudi et vendredi. Paris est également en train de mettre sur pied une opération baptisée "Tacouba", réunissant des forces spéciales de plusieurs pays européens, afin d'apporter des renforts à l'armée malienne, en difficulté face à la poussée des attaques jihadistes. Déjà huit pays ont répondu à l'appel de la France, a précisé l'Elysée mercredi. leb/sma (Belga)