En moyenne, un Belge sur cinq développera un cancer de la peau avant ses 75 ans. "Dans plus de 90% des cas, ce ne sont pas des mélanomes, qui sont peut-être plus connus en raison de leurs conséquences graves en cas de diagnostic tardif, mais bien des carcinomes pour lesquels une intervention locale est quasiment toujours suffisante", explique le professeur Jean-François Baurain, chef de service oncologie médicale aux Cliniques universitaires Saint-Luc (UCL). Le nombre de ces cancers cutanés n'a cessé de croître ces dernières années pour atteindre les 44.000 cas en 2018. A l'origine, la cause est simple: une exposition trop importante aux rayons ultra-violets. "Les carcinomes surviennent souvent après 50 ans", précise le professeur Véronique del Marmol, chef de service de dermatologie de l'hôpital Erasme (ULB). "Or cette génération qui constitue désormais un groupe à risque n'était pas sensibilisée aux risques du soleil il y a quelques décennies. Il faut donc qu'elle n'hésite pas à consulter en cas de tache qui change de taille, de forme ou de couleur, ou encore une plaie qui ne guérit pas." "Avec le retour des beaux jours et l'approche des vacances, il est clair que notre message est plutôt rabat-joie et difficile à porter", reconnaît le professeur Baurain. Comme le discours 'ne pas s'exposer' ne fonctionne pas, le spécialiste insiste sur la nécessité de se protéger le plus possible, avec des vêtements et de la crème, et d'éviter les heures les plus chaudes. Les UV sont nécessaires pour le moral et la vitamine D est essentielle pour les os, renchérit le professeur del Marmol, mais une demi-heure d'exposition en fin d'après-midi est largement suffisante. "Le bronzage en lui-même est un signe négatif. Il témoigne d'une défense face à une agression de l'ADN", illustre le médecin, rappelant également que les peaux foncées ne sont certainement pas immunisées. Pour sensibiliser à la situation des travailleurs en extérieur (construction, police, agents des transports...), qui courent trois fois plus de risques d'être touchés par cette maladie en raison de leur exposition cumulative (professionnelle et en vacances) aux rayons du soleil, la campagne "Check Your H" se déroulera de dimanche au 21 septembre. Elle attirera notamment l'attention sur la problématique, via les réseaux sociaux ou encore la distribution de brochures. (Belga)

En moyenne, un Belge sur cinq développera un cancer de la peau avant ses 75 ans. "Dans plus de 90% des cas, ce ne sont pas des mélanomes, qui sont peut-être plus connus en raison de leurs conséquences graves en cas de diagnostic tardif, mais bien des carcinomes pour lesquels une intervention locale est quasiment toujours suffisante", explique le professeur Jean-François Baurain, chef de service oncologie médicale aux Cliniques universitaires Saint-Luc (UCL). Le nombre de ces cancers cutanés n'a cessé de croître ces dernières années pour atteindre les 44.000 cas en 2018. A l'origine, la cause est simple: une exposition trop importante aux rayons ultra-violets. "Les carcinomes surviennent souvent après 50 ans", précise le professeur Véronique del Marmol, chef de service de dermatologie de l'hôpital Erasme (ULB). "Or cette génération qui constitue désormais un groupe à risque n'était pas sensibilisée aux risques du soleil il y a quelques décennies. Il faut donc qu'elle n'hésite pas à consulter en cas de tache qui change de taille, de forme ou de couleur, ou encore une plaie qui ne guérit pas." "Avec le retour des beaux jours et l'approche des vacances, il est clair que notre message est plutôt rabat-joie et difficile à porter", reconnaît le professeur Baurain. Comme le discours 'ne pas s'exposer' ne fonctionne pas, le spécialiste insiste sur la nécessité de se protéger le plus possible, avec des vêtements et de la crème, et d'éviter les heures les plus chaudes. Les UV sont nécessaires pour le moral et la vitamine D est essentielle pour les os, renchérit le professeur del Marmol, mais une demi-heure d'exposition en fin d'après-midi est largement suffisante. "Le bronzage en lui-même est un signe négatif. Il témoigne d'une défense face à une agression de l'ADN", illustre le médecin, rappelant également que les peaux foncées ne sont certainement pas immunisées. Pour sensibiliser à la situation des travailleurs en extérieur (construction, police, agents des transports...), qui courent trois fois plus de risques d'être touchés par cette maladie en raison de leur exposition cumulative (professionnelle et en vacances) aux rayons du soleil, la campagne "Check Your H" se déroulera de dimanche au 21 septembre. Elle attirera notamment l'attention sur la problématique, via les réseaux sociaux ou encore la distribution de brochures. (Belga)