Selon ce document, approuvé mardi en première lecture et dont l'adoption définitive ne fait guère de doute, une personne ayant exercé la fonction de président "ne peut faire l'objet de poursuites criminelles ou administratives, ni arrêtée, ni fouillée, ni interrogée". Cette immunité, qui sera accordée aussi à la famille de tout ancien président russe, concernera également son patrimoine immobilier, ses moyens de transport et de communication, ainsi que les documents lui appartenant et ses bagages, selon ce texte proposé par un sénateur et un député influents, tous deux membres du parti au pouvoir Russie unie. L'immunité ne peut être levée que si l'ancien président est accusé de trahison ou d'un autre crime grave, et si ces accusations sont appuyées par la Cour suprême et la Cour constitutionnelle et soutenues par deux tiers des députés de la Douma d'Etat (chambre basse du Parlement) et le même nombre de sénateurs du Conseil de la Fédération (chambre haute). Le document ne concerne pas l'ex-président de l'URSS, Mikhaïl Gorbatchev, a précisé l'un de ses auteurs, Pavel Kracheninnikov, cité par l'agence publique RIA Novosti. L'initiative d'un tel projet de loi a provoqué des rumeurs en Russie sur un éventuel départ de Vladimir Poutine, 68 ans, mais le Kremlin les a rejetées, en assurant que le président était en bonne santé. Pour l'heure, il n'existe qu'un seul ancien président de la Russie, Dmitri Medvedev, qui a dirigé le pays de 2008 à 2012, période au cours de laquelle Vladimir Poutine a occupé le poste de Premier ministre en raison d'une limitation du nombre de mandats consécutifs. Après le retour de M. Poutine au Kremlin en mai 2012, M. Medvedev est devenu son Premier ministre et dirigeant du parti au pouvoir Russie unie. Il a présenté sa démission en janvier 2020 et a été nommé vice-président du Conseil russe de sécurité, dirigé par Vladimir Poutine. Ces dernières années, M. Medvedev a été visé par plusieurs enquêtes anti-corruption de l'opposant Alexeï Navalny, qui l'accuse notamment d'avoir reçu des pots-de-vin de la part oligarque et d'être à la tête d'un empire immobilier. (Belga)

Selon ce document, approuvé mardi en première lecture et dont l'adoption définitive ne fait guère de doute, une personne ayant exercé la fonction de président "ne peut faire l'objet de poursuites criminelles ou administratives, ni arrêtée, ni fouillée, ni interrogée". Cette immunité, qui sera accordée aussi à la famille de tout ancien président russe, concernera également son patrimoine immobilier, ses moyens de transport et de communication, ainsi que les documents lui appartenant et ses bagages, selon ce texte proposé par un sénateur et un député influents, tous deux membres du parti au pouvoir Russie unie. L'immunité ne peut être levée que si l'ancien président est accusé de trahison ou d'un autre crime grave, et si ces accusations sont appuyées par la Cour suprême et la Cour constitutionnelle et soutenues par deux tiers des députés de la Douma d'Etat (chambre basse du Parlement) et le même nombre de sénateurs du Conseil de la Fédération (chambre haute). Le document ne concerne pas l'ex-président de l'URSS, Mikhaïl Gorbatchev, a précisé l'un de ses auteurs, Pavel Kracheninnikov, cité par l'agence publique RIA Novosti. L'initiative d'un tel projet de loi a provoqué des rumeurs en Russie sur un éventuel départ de Vladimir Poutine, 68 ans, mais le Kremlin les a rejetées, en assurant que le président était en bonne santé. Pour l'heure, il n'existe qu'un seul ancien président de la Russie, Dmitri Medvedev, qui a dirigé le pays de 2008 à 2012, période au cours de laquelle Vladimir Poutine a occupé le poste de Premier ministre en raison d'une limitation du nombre de mandats consécutifs. Après le retour de M. Poutine au Kremlin en mai 2012, M. Medvedev est devenu son Premier ministre et dirigeant du parti au pouvoir Russie unie. Il a présenté sa démission en janvier 2020 et a été nommé vice-président du Conseil russe de sécurité, dirigé par Vladimir Poutine. Ces dernières années, M. Medvedev a été visé par plusieurs enquêtes anti-corruption de l'opposant Alexeï Navalny, qui l'accuse notamment d'avoir reçu des pots-de-vin de la part oligarque et d'être à la tête d'un empire immobilier. (Belga)