"C'est la toute première fois qu'une telle action est intentée par les proches d'une victime syrienne contre des suspects russes", ont relevé dans un communiqué les trois ONG -- le Centre syrien des médias et de la liberté d'expression (SCM), la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et l'organisation russe Memorial. Elles affirment avoir identifié et "produit des preuves" attestant que des hommes de Wagner ont torturé et décapité un déserteur supposé de l'armée syrienne, en 2017. "Cette plainte est importante car nous n'avons pas affaire à un seul crime mais à toute une chaîne d'impunité", a affirmé à l'AFP un responsable de Memorial, Alexandre Tcherkassov. L'organe russe chargé des principales investigations criminelles doit désormais examiner l'affaire et décider de lancer ou non une procédure pénale. La vidéo du meurtre avait été révélée dès 2018 par le journal indépendant Novaïa Gazeta. On y voit des hommes parlant russe frapper leur victime avec un marteau puis le démembrer, finissant par l'asperger d'essence et mettre le feu à son corps tandis que sa tête était suspendue à un poteau. C'est au nom de la famille de cet homme, Mohamad A., que la plainte a été déposée. Elle a toutefois peu de chances d'aboutir à un procès, la justice russe étant réticente à enquêter sur les crimes de ses militaires. Une première plainte déposée en 2020 par Novaïa Gazeta, qui avait identifié un homme de la vidéo et rapporté d'autres exactions, était restée lettre morte. Cette plainte intervient au dixième anniversaire du conflit syrien, dans lequel la Russie est intervenue en 2015 au secours de Bachar al-Assad. (Belga)

"C'est la toute première fois qu'une telle action est intentée par les proches d'une victime syrienne contre des suspects russes", ont relevé dans un communiqué les trois ONG -- le Centre syrien des médias et de la liberté d'expression (SCM), la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et l'organisation russe Memorial. Elles affirment avoir identifié et "produit des preuves" attestant que des hommes de Wagner ont torturé et décapité un déserteur supposé de l'armée syrienne, en 2017. "Cette plainte est importante car nous n'avons pas affaire à un seul crime mais à toute une chaîne d'impunité", a affirmé à l'AFP un responsable de Memorial, Alexandre Tcherkassov. L'organe russe chargé des principales investigations criminelles doit désormais examiner l'affaire et décider de lancer ou non une procédure pénale. La vidéo du meurtre avait été révélée dès 2018 par le journal indépendant Novaïa Gazeta. On y voit des hommes parlant russe frapper leur victime avec un marteau puis le démembrer, finissant par l'asperger d'essence et mettre le feu à son corps tandis que sa tête était suspendue à un poteau. C'est au nom de la famille de cet homme, Mohamad A., que la plainte a été déposée. Elle a toutefois peu de chances d'aboutir à un procès, la justice russe étant réticente à enquêter sur les crimes de ses militaires. Une première plainte déposée en 2020 par Novaïa Gazeta, qui avait identifié un homme de la vidéo et rapporté d'autres exactions, était restée lettre morte. Cette plainte intervient au dixième anniversaire du conflit syrien, dans lequel la Russie est intervenue en 2015 au secours de Bachar al-Assad. (Belga)