La cour régionale de Kirov, à 900 km à l'est de Moscou, a rejeté l'appel d'Alexeï Navalny, reconnu coupable début février du détournement en 2009 de quelque 400.000 euros au détriment d'une société publique d'exploitation forestière alors qu'il était consultant du gouverneur libéral de la région. Déterminé à se présenter à l'élection présidentielle prévue au printemps 2018, le blogueur anticorruption pourrait voir ses projets mis à mal par la confirmation de cette peine, a prévenu la Commission électorale centrale. "Un citoyen russe n'a pas le droit de participer aux élections s'il a été condamné à une peine de prison pour des faits graves et que sa peine n'a pas été entièrement purgée le jour du scrutin", a rappelé à l'agence de presse TASS une haute responsable de la commission, Maïa Grichina. Cette décision de la cour "n'a pas d'impact" sur la candidature d'Alexeï Navalny, a cependant assuré sur Facebook son bras-droit Leonid Volkov. L'avenir de M. Navalny, qui dénonce un procès monté de toutes pièces par le Kremlin pour l'éloigner de la scène politique, reste flou. Il dépend de l'interprétation de la Constitution et de la loi électorale, la première stipulant que quiconque peut être candidat s'il n'est pas en détention, la seconde que tout candidat doit avoir purgé sa peine, qu'elle soit ferme ou avec sursis. M. Navalny avait déjà été condamné en 2013 à la même peine dans cette affaire. Mais en février 2016, la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) avait jugé cette décision "arbitraire", estimant qu'on pouvait "fortement craindre" que les poursuites contre les accusés et leur condamnation aient été "de nature politique". La Cour suprême russe a ensuite annulé en novembre cette condamnation et renvoyé l'affaire en première instance. Alexeï Navalny, à l'origine d'une vaste manifestation contre la corruption ayant rassemblé des dizaines de milliers de personnes à Moscou et dans d'autres villes le 26 mars, fait figure de principal opposant au Kremlin. Emprisonné 15 jours après ces manifestations, le blogueur de 40 ans a été aspergé jeudi d'un colorant vert qui lui a infligé une brûlure à l'oeil et lui a valu d'être hospitalisé. (Belga)

La cour régionale de Kirov, à 900 km à l'est de Moscou, a rejeté l'appel d'Alexeï Navalny, reconnu coupable début février du détournement en 2009 de quelque 400.000 euros au détriment d'une société publique d'exploitation forestière alors qu'il était consultant du gouverneur libéral de la région. Déterminé à se présenter à l'élection présidentielle prévue au printemps 2018, le blogueur anticorruption pourrait voir ses projets mis à mal par la confirmation de cette peine, a prévenu la Commission électorale centrale. "Un citoyen russe n'a pas le droit de participer aux élections s'il a été condamné à une peine de prison pour des faits graves et que sa peine n'a pas été entièrement purgée le jour du scrutin", a rappelé à l'agence de presse TASS une haute responsable de la commission, Maïa Grichina. Cette décision de la cour "n'a pas d'impact" sur la candidature d'Alexeï Navalny, a cependant assuré sur Facebook son bras-droit Leonid Volkov. L'avenir de M. Navalny, qui dénonce un procès monté de toutes pièces par le Kremlin pour l'éloigner de la scène politique, reste flou. Il dépend de l'interprétation de la Constitution et de la loi électorale, la première stipulant que quiconque peut être candidat s'il n'est pas en détention, la seconde que tout candidat doit avoir purgé sa peine, qu'elle soit ferme ou avec sursis. M. Navalny avait déjà été condamné en 2013 à la même peine dans cette affaire. Mais en février 2016, la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) avait jugé cette décision "arbitraire", estimant qu'on pouvait "fortement craindre" que les poursuites contre les accusés et leur condamnation aient été "de nature politique". La Cour suprême russe a ensuite annulé en novembre cette condamnation et renvoyé l'affaire en première instance. Alexeï Navalny, à l'origine d'une vaste manifestation contre la corruption ayant rassemblé des dizaines de milliers de personnes à Moscou et dans d'autres villes le 26 mars, fait figure de principal opposant au Kremlin. Emprisonné 15 jours après ces manifestations, le blogueur de 40 ans a été aspergé jeudi d'un colorant vert qui lui a infligé une brûlure à l'oeil et lui a valu d'être hospitalisé. (Belga)