L'équipe du militant anti-corruption, victime d'un empoisonnement présumé cet été, a publié tout au long de la journée des vidéos de ces manifestations, où des foules de dizaines, de centaines ou de quelques milliers de personnes scandaient des slogans comme "Poutine voleur", "Navalny, on est avec toi" ou "liberté pour les prisonniers politiques". Cette contestation s'organise à quelques mois des législatives prévues à l'automne, sur fond de chute de popularité du parti au pouvoir Russie unie. Les premières manifestations samedi dans l'Extrême-Orient russe et en Sibérie, notamment à Vladivostok, Khabarovsk, Novossibirsk et Tchita, ont fait face à d'importants effectifs de police. Et par endroits, la répression a été brutale. Plus d'une heure avant le début officiel du rassemblement prévu à 14h00 (12h00 HB) dans le centre de Moscou, les forces anti-émeutes ont arrêté et enfermé dans des fourgons cellulaires plusieurs dizaines de personnes, selon des journalistes de l'AFP. Les forces de l'ordre moscovites avaient promis vendredi de "réprimer sans délai" tout rassemblement non autorisé. En outre, la mairie a jugé "inacceptable" toute manifestation à cause de la pandémie de Covid-19. Quelques centaines de personnes, dont beaucoup de jeunes, étaient néanmoins réunis sur la place Pouchkine vers 13h50 (11h50 HB), scandant "Honte!" ou "Liberté". De là, les protestataires veulent défiler le long d'une rue centrale vers le Kremlin. Sur Instagram, la femme de M. Navalny, Ioulia, avait annoncé son intention de manifester à Moscou. A Saint-Pétersbourg aussi, les premiers protestataires sortaient dans la rue. A Iakoutsk, au sud du Cercle polaire, une centaine de protestataires ont bravé le froid extrême en manifestant par - 50 degrés Celsius. Près de 330 protestataires avaient déjà été arrêtés dans une vingtaine de villes russes vers 10h00 (11h00 HB), selon l'ONG OVD-info, spécialisée dans le suivi des interpellations lors de manifestations. Les arrestations ont été particulièrement violentes à Vladivostok, port russe sur l'océan Pacifique, où les policiers anti-émeutes ont pourchassé les manifestants et les ont frappés avec des matraques, selon une vidéo de l'AFP. La police russe avait déjà interpellé cette semaine, en amont des mobilisations, des alliés de premier plan d'Alexeï Navalny dont deux ont été condamnés vendredi à de courtes peines de prison. (Belga)

L'équipe du militant anti-corruption, victime d'un empoisonnement présumé cet été, a publié tout au long de la journée des vidéos de ces manifestations, où des foules de dizaines, de centaines ou de quelques milliers de personnes scandaient des slogans comme "Poutine voleur", "Navalny, on est avec toi" ou "liberté pour les prisonniers politiques". Cette contestation s'organise à quelques mois des législatives prévues à l'automne, sur fond de chute de popularité du parti au pouvoir Russie unie. Les premières manifestations samedi dans l'Extrême-Orient russe et en Sibérie, notamment à Vladivostok, Khabarovsk, Novossibirsk et Tchita, ont fait face à d'importants effectifs de police. Et par endroits, la répression a été brutale. Plus d'une heure avant le début officiel du rassemblement prévu à 14h00 (12h00 HB) dans le centre de Moscou, les forces anti-émeutes ont arrêté et enfermé dans des fourgons cellulaires plusieurs dizaines de personnes, selon des journalistes de l'AFP. Les forces de l'ordre moscovites avaient promis vendredi de "réprimer sans délai" tout rassemblement non autorisé. En outre, la mairie a jugé "inacceptable" toute manifestation à cause de la pandémie de Covid-19. Quelques centaines de personnes, dont beaucoup de jeunes, étaient néanmoins réunis sur la place Pouchkine vers 13h50 (11h50 HB), scandant "Honte!" ou "Liberté". De là, les protestataires veulent défiler le long d'une rue centrale vers le Kremlin. Sur Instagram, la femme de M. Navalny, Ioulia, avait annoncé son intention de manifester à Moscou. A Saint-Pétersbourg aussi, les premiers protestataires sortaient dans la rue. A Iakoutsk, au sud du Cercle polaire, une centaine de protestataires ont bravé le froid extrême en manifestant par - 50 degrés Celsius. Près de 330 protestataires avaient déjà été arrêtés dans une vingtaine de villes russes vers 10h00 (11h00 HB), selon l'ONG OVD-info, spécialisée dans le suivi des interpellations lors de manifestations. Les arrestations ont été particulièrement violentes à Vladivostok, port russe sur l'océan Pacifique, où les policiers anti-émeutes ont pourchassé les manifestants et les ont frappés avec des matraques, selon une vidéo de l'AFP. La police russe avait déjà interpellé cette semaine, en amont des mobilisations, des alliés de premier plan d'Alexeï Navalny dont deux ont été condamnés vendredi à de courtes peines de prison. (Belga)