Le juge d'un tribunal de Moscou où se tenait le procès a précisé que Paul Whelan purgera sa peine dans "un camp à régime sévère", selon un journaliste de l'AFP présent sur place. L'ancien marine de 50 ans, qui comparaissait détenu dans un box en verre lors de l'audience, brandissant une feuille sur laquelle était écrit "simulacre de procès", a clamé une fois de plus son innocence. Dès l'annonce du verdict, il a indiqué qu'il allait faire appel de cette décision et demander au président américain Donald Trump d'intervenir en sa faveur. "C'est un procès politique, un procès honteux. Nous avons prouvé mon innocence", a-t-il affirmé avant sa condamnation, ajoutant qu'il s'agissait d'une "sale affaire de politique russe, ni plus ni moins." "J'ai besoin que le président américain, le Premier ministre du Canada, que l'Irlande et le Royaume-Uni agissent de manière décisive", a lancé Paul Whelan, qui possède également les nationalités irlandaise et canadienne. Pour l'accusation, M. Whelan est un officier du renseignement américain très bien entraîné. Lui s'en est défendu, accusant les Russes de prétendre d'avoir "arrêté un James Bond en mission", alors qu'en réalité ils ont "kidnappé un Mister Bean en vacances", en référence au célèbre espion de fiction et au personnage maladroit joué par le Britannique Rowan Atkinson. M. Whelan avait été arrêté en décembre 2018 en plein "acte d'espionnage", selon les services de sécurité russes, le FSB. L'accusé soutient avoir été piégé par une de ses connaissances qui lui a transmis une clé USB contenant ce qu'il pensait être des photographies prises pendant un séjour précédent en Russie en sa compagnie. Le parquet russe avait requis fin mai contre Paul Whelan 18 ans de prison, un peu moins que la peine maximale de 20 ans prévue pour ces accusations. Cette affaire est l'une des nombreuses sources de tensions entre Moscou et Washington. Elle s'ajoute aux différends sur le conflit ukrainien, à la guerre en Syrie et au maintien de la parité stratégique entre les deux grandes puissances. L'avocat de l'accusé, Vladimir Jerebenkov, a soulevé après le verdict la possibilité que son client soit échangé contre deux Russes détenus aux États-Unis, le célèbre ex-vendeur d'armes Viktor Bout et le pilote Konstantin Iarochenko, détenu pour trafic de drogue. (Belga)

Le juge d'un tribunal de Moscou où se tenait le procès a précisé que Paul Whelan purgera sa peine dans "un camp à régime sévère", selon un journaliste de l'AFP présent sur place. L'ancien marine de 50 ans, qui comparaissait détenu dans un box en verre lors de l'audience, brandissant une feuille sur laquelle était écrit "simulacre de procès", a clamé une fois de plus son innocence. Dès l'annonce du verdict, il a indiqué qu'il allait faire appel de cette décision et demander au président américain Donald Trump d'intervenir en sa faveur. "C'est un procès politique, un procès honteux. Nous avons prouvé mon innocence", a-t-il affirmé avant sa condamnation, ajoutant qu'il s'agissait d'une "sale affaire de politique russe, ni plus ni moins." "J'ai besoin que le président américain, le Premier ministre du Canada, que l'Irlande et le Royaume-Uni agissent de manière décisive", a lancé Paul Whelan, qui possède également les nationalités irlandaise et canadienne. Pour l'accusation, M. Whelan est un officier du renseignement américain très bien entraîné. Lui s'en est défendu, accusant les Russes de prétendre d'avoir "arrêté un James Bond en mission", alors qu'en réalité ils ont "kidnappé un Mister Bean en vacances", en référence au célèbre espion de fiction et au personnage maladroit joué par le Britannique Rowan Atkinson. M. Whelan avait été arrêté en décembre 2018 en plein "acte d'espionnage", selon les services de sécurité russes, le FSB. L'accusé soutient avoir été piégé par une de ses connaissances qui lui a transmis une clé USB contenant ce qu'il pensait être des photographies prises pendant un séjour précédent en Russie en sa compagnie. Le parquet russe avait requis fin mai contre Paul Whelan 18 ans de prison, un peu moins que la peine maximale de 20 ans prévue pour ces accusations. Cette affaire est l'une des nombreuses sources de tensions entre Moscou et Washington. Elle s'ajoute aux différends sur le conflit ukrainien, à la guerre en Syrie et au maintien de la parité stratégique entre les deux grandes puissances. L'avocat de l'accusé, Vladimir Jerebenkov, a soulevé après le verdict la possibilité que son client soit échangé contre deux Russes détenus aux États-Unis, le célèbre ex-vendeur d'armes Viktor Bout et le pilote Konstantin Iarochenko, détenu pour trafic de drogue. (Belga)