Malgré des températures glaciales, des dizaines de personnes se sont réunies devant le tribunal pour soutenir Memorial, la plus emblématique des ONG russes fondée en 1989 par des dissidents, dont le prix Nobel de la Paix Andreï Sakharov, a constaté l'AFP. Le tribunal a examiné mardi une demande de dissolution par le Parquet contre le Centre pour les droits humains, une entité de Memorial. L'ONG a indiqué avoir soumis plusieurs requêtes pour que les audiences, qui se tiennent à huis clos, soient ouvertes au public et à la presse. Le tribunal a fixé la prochaine audience préliminaire au 29 novembre. Le Centre pour les droits humains, basé à Moscou, défend activement les droits des prisonniers politiques, des migrants ou encore des minorités sexuelles victimes d'abus en Russie. Il est accusé par le Parquet moscovite d'avoir enfreint la loi sur les "agents de l'étranger". Ce label oblige les organisations, médias ou personnes concernés à faire connaître ce statut dans toutes leurs publications et à se plier à de fastidieuses démarches administratives. Le Centre est également accusé d'avoir fait l'apologie d'"activités extrémistes et terroristes" en publiant une liste de prisonniers politiques comportant des membres d'organisations interdites en Russie, comme les Témoins de Jéhovah. Signe des pressions croissantes contre Memorial, le Parquet a également réclamé la dissolution d'une autre entité, Memorial International, qui coordonne le fonctionnement de dizaines de structures juridiques indépendantes de l'organisation à travers la Russie et à l'étranger. Le Parquet fédéral reproche à Memorial International d'avoir aussi enfreint la loi sur les "agents de l'étranger". Cette demande doit être étudiée jeudi par la Cour suprême, en charge des plaintes relatives à des organisations internationales en Russie. Le Centre pour les droits humains de Memorial et Memorial International ont tous deux été déclarés "agents de l'étranger", respectivement en 2014 et 2016, pour avoir, selon la justice russe, reçu des fonds d'organisations étrangères. Ces derniers mois, nombre d'ONG et de médias indépendants russes ont été soumis à des intimidations croissantes, souvent contraints de fermer, dans la foulée de l'emprisonnement de l'opposant Alexeï Navalny et de la liquidation de son mouvement. (Belga)

Malgré des températures glaciales, des dizaines de personnes se sont réunies devant le tribunal pour soutenir Memorial, la plus emblématique des ONG russes fondée en 1989 par des dissidents, dont le prix Nobel de la Paix Andreï Sakharov, a constaté l'AFP. Le tribunal a examiné mardi une demande de dissolution par le Parquet contre le Centre pour les droits humains, une entité de Memorial. L'ONG a indiqué avoir soumis plusieurs requêtes pour que les audiences, qui se tiennent à huis clos, soient ouvertes au public et à la presse. Le tribunal a fixé la prochaine audience préliminaire au 29 novembre. Le Centre pour les droits humains, basé à Moscou, défend activement les droits des prisonniers politiques, des migrants ou encore des minorités sexuelles victimes d'abus en Russie. Il est accusé par le Parquet moscovite d'avoir enfreint la loi sur les "agents de l'étranger". Ce label oblige les organisations, médias ou personnes concernés à faire connaître ce statut dans toutes leurs publications et à se plier à de fastidieuses démarches administratives. Le Centre est également accusé d'avoir fait l'apologie d'"activités extrémistes et terroristes" en publiant une liste de prisonniers politiques comportant des membres d'organisations interdites en Russie, comme les Témoins de Jéhovah. Signe des pressions croissantes contre Memorial, le Parquet a également réclamé la dissolution d'une autre entité, Memorial International, qui coordonne le fonctionnement de dizaines de structures juridiques indépendantes de l'organisation à travers la Russie et à l'étranger. Le Parquet fédéral reproche à Memorial International d'avoir aussi enfreint la loi sur les "agents de l'étranger". Cette demande doit être étudiée jeudi par la Cour suprême, en charge des plaintes relatives à des organisations internationales en Russie. Le Centre pour les droits humains de Memorial et Memorial International ont tous deux été déclarés "agents de l'étranger", respectivement en 2014 et 2016, pour avoir, selon la justice russe, reçu des fonds d'organisations étrangères. Ces derniers mois, nombre d'ONG et de médias indépendants russes ont été soumis à des intimidations croissantes, souvent contraints de fermer, dans la foulée de l'emprisonnement de l'opposant Alexeï Navalny et de la liquidation de son mouvement. (Belga)