Les deux hommes "examineront les bases concrètes en vue de la formation d'un gouvernement fédéral autour de leurs partis respectifs, et ceci avec les quatre autres partis impliqués dans les discussions", soit le MR, le CD&V, l'Open Vld et le sp.a, communique le Palais. Ils feront rapport au Roi le lundi 4 novembre, ce qui leur laisse moins d'un mois pour tenter de déminer un terrain qui apparait d'emblée difficile. Leur mission suit une première mission d'information qui avait été confiée, à partir du 30 mai dernier, au socialiste flamand Johan Vande Lanotte et au libéral francophone Didier Reynders, puis prolongée à cinq reprises. Ces derniers ont rendu leur rapport final au Roi lundi. Le scénario d'une mission de préformation confiée à un socialiste francophone et un nationaliste flamand, représentant les plus importantes formations politiques des communautés française et flamande en termes de voix à l'issue des élections de mai dernier, était attendu. Tous deux anciens ministres-présidents régionaux, Rudy Demotte et Geert Bourgeois devront tenter de trouver des points de convergence entre deux partis qu'a priori tout oppose, comme l'a encore rappelé vendredi Paul Magnette, candidat unique à la présidence du parti socialiste. Plusieurs figures politiques, dont le CD&V Koen Geens au micro de La Première et le N-VA Peter De Roover à la VRT, ont encore estimé mardi qu'il est très peu probable qu'un gouvernement fédéral se dessine avant la fin de l'année. On ne peut à ce stade pas encore parler de "négociations", tant les positions des forces en présence semblent éloignées. Le PS reste par ailleurs réticent à envisager une sorte de "suédoise" améliorée, qui reprendrait les membres de la coalition "Michel I" avec un ajout socialiste. (Belga)