Après trois jours de polémique, le cerveau de la campagne du référendum de 2016 qui a abouti au Brexit, a affirmé lundi lors d'une conférence de presse qu'il avait agi de manière "légale et raisonnable" en parcourant 400 kilomètres malgré le confinement qui imposait aux Britanniques de rester chez eux. Craignant d'être contaminé au SARS-Cov-2, il a expliqué s'être rendu avec sa femme et leur fils de quatre ans chez ses parents à Durham, dans le nord-est de l'Angleterre, parce qu'il cherchait une solution pour garder son enfant. Poids lourd du gouvernement, le ministre Michael Gove est venu à la rescousse de Dominic Cummings en le présentant comme un "homme d'honneur et d'intégrité". "Je pense que la plupart des gens comprendront qu'il était sous pression et a voulu placer en premier (lieu) la santé de sa femme et de son fils", a-t-il déclaré au micro de la BBC. Un second déplacement de M. Cummings est particulièrement critiqué: une visite à proximité du château de Barnard, le jour de l'anniversaire de sa femme. Le conseiller a assuré que cette virée en voiture d'une quarantaine de kilomètres devait lui permettre de vérifier qu'il pouvait conduire en toute sécurité car sa vue avait été affectée par le virus. "Cela semble certainement contraire au code de la route, ce n'est pas une façon de tester sa vue", a fustigé sur la BBC mardi l'ancien chef de la police de Manchester, Peter Fahy. Les explications de M. Cummings n'ont pas non plus convaincu la presse. Plusieurs quotidiens consacraient mardi leur Une sur l'absence de regrets et d'excuses du conseiller, faisant passer au second plan les annonces du gouvernement sur une réouverture prévue des magasins "non essentiels" mi-juin, un assouplissement majeur des restrictions imposées fin mars pour lutter contre la progression de la pandémie. Malgré la tentative du gouvernement et du Premier ministre Boris Johnson de venir à la rescousse du conseiller, la tempête continue de gronder, y compris dans les rangs conservateurs où une quinzaine de députés réclament sa démission. (Belga)

Après trois jours de polémique, le cerveau de la campagne du référendum de 2016 qui a abouti au Brexit, a affirmé lundi lors d'une conférence de presse qu'il avait agi de manière "légale et raisonnable" en parcourant 400 kilomètres malgré le confinement qui imposait aux Britanniques de rester chez eux. Craignant d'être contaminé au SARS-Cov-2, il a expliqué s'être rendu avec sa femme et leur fils de quatre ans chez ses parents à Durham, dans le nord-est de l'Angleterre, parce qu'il cherchait une solution pour garder son enfant. Poids lourd du gouvernement, le ministre Michael Gove est venu à la rescousse de Dominic Cummings en le présentant comme un "homme d'honneur et d'intégrité". "Je pense que la plupart des gens comprendront qu'il était sous pression et a voulu placer en premier (lieu) la santé de sa femme et de son fils", a-t-il déclaré au micro de la BBC. Un second déplacement de M. Cummings est particulièrement critiqué: une visite à proximité du château de Barnard, le jour de l'anniversaire de sa femme. Le conseiller a assuré que cette virée en voiture d'une quarantaine de kilomètres devait lui permettre de vérifier qu'il pouvait conduire en toute sécurité car sa vue avait été affectée par le virus. "Cela semble certainement contraire au code de la route, ce n'est pas une façon de tester sa vue", a fustigé sur la BBC mardi l'ancien chef de la police de Manchester, Peter Fahy. Les explications de M. Cummings n'ont pas non plus convaincu la presse. Plusieurs quotidiens consacraient mardi leur Une sur l'absence de regrets et d'excuses du conseiller, faisant passer au second plan les annonces du gouvernement sur une réouverture prévue des magasins "non essentiels" mi-juin, un assouplissement majeur des restrictions imposées fin mars pour lutter contre la progression de la pandémie. Malgré la tentative du gouvernement et du Premier ministre Boris Johnson de venir à la rescousse du conseiller, la tempête continue de gronder, y compris dans les rangs conservateurs où une quinzaine de députés réclament sa démission. (Belga)