Plusieurs ministres sont critiqués pour leur performance et donnés sur le départ, sans que Boris Johnson, à la recherche d'un second souffle après un an et demi de pandémie, ne confirme officiellement sa volonté de les remercier. "Le Premier ministre procédera aujourd'hui à un remaniement afin de mettre en place une équipe forte et unie pour reconstruire en mieux après la pandémie", a expliqué une source à Downing Street. "Hier, le Premier ministre a présenté son plan de gestion du Covid pour l'automne et l'hiver. Mais le gouvernement doit également redoubler d'efforts pour répondre aux priorités de la population", a-t-elle expliqué. "Le Premier ministre va nommer des ministres cet après-midi, avec pour objectif d'unir et de niveler par le haut le pays tout entier", a-t-elle ajouté. Cette annonce intervient à un moment délicat pour le chef du gouvernement conservateur de 57 ans, arrivé au 10 Downing Street à l'été 2019 et largement vainqueur des législatives de décembre 2019, remportées avec la promesse de réaliser le Brexit voté en 2016. Un récent sondage de l'institut YouGov a montré une chute de popularité des conservateurs (à 33%), dépassés par le Parti travailliste (35%) pour la première fois depuis le début de l'année. Le gouvernement paye notamment l'annonce d'une hausse des prélèvements sociaux destinée à renflouer le système public de santé mis à terre par la pandémie de Covid-19 et à réformer le secteur de la dépendance. Cela porte le niveau des taxes au plus haut depuis l'après-Seconde guerre mondiale malgré la promesse électorale des conservateurs de ne pas augmenter les impôts. La presse britannique se fait régulièrement l'écho de la volonté supposée de Boris Johnson de se séparer de certains poids-lourds de son gouvernement. Le ministre de l'Education Gavin Williamson se voit reprocher sa gestion de la fermeture des écoles pendant la pandémie, la ministre de l'Intérieur Priti Patel son incapacité à réduire les arrivées de migrants illégaux par la Manche et le chef de la diplomatie Dominic Raab les ratés des évacuations de Kaboul après le retour au pouvoir des talibans le mois dernier. Parmi les possibles promus, la presse cite souvent la ministre du Commerce international Liz Truss, chargée actuellement de conclure les nouveaux accords de libre-échange promis par Boris Johnson à la suite du Brexit, effectif depuis le 31 janvier 2020. La période est difficile aussi pour le gouvernement qui a levé en juillet l'essentiel des restrictions anti-Covid malgré le variant Delta, laissant les contaminations rester à un niveau élevé (autour de 30.000 par jour). La rentrée et l'arrivée de l'automne et son lot de virus saisonniers comme la grippe, font craindre une situation difficile dans les hôpitaux dans les semaines à venir. Les plans du gouvernement dévoilés mardi pour se préparer à cet hiver se reposent essentiellement sur une campagne de rappel de vaccination contre le Covid-19, avec un recours seulement en cas de dégradation importante des gestes barrières tels le masque en intérieur, le télétravail ou le passeport vaccinal. Le Royaume-Uni est l'un des pays les plus endeuillés par la pandémie en Europe avec plus de 134.000 morts. (Belga)

Plusieurs ministres sont critiqués pour leur performance et donnés sur le départ, sans que Boris Johnson, à la recherche d'un second souffle après un an et demi de pandémie, ne confirme officiellement sa volonté de les remercier. "Le Premier ministre procédera aujourd'hui à un remaniement afin de mettre en place une équipe forte et unie pour reconstruire en mieux après la pandémie", a expliqué une source à Downing Street. "Hier, le Premier ministre a présenté son plan de gestion du Covid pour l'automne et l'hiver. Mais le gouvernement doit également redoubler d'efforts pour répondre aux priorités de la population", a-t-elle expliqué. "Le Premier ministre va nommer des ministres cet après-midi, avec pour objectif d'unir et de niveler par le haut le pays tout entier", a-t-elle ajouté. Cette annonce intervient à un moment délicat pour le chef du gouvernement conservateur de 57 ans, arrivé au 10 Downing Street à l'été 2019 et largement vainqueur des législatives de décembre 2019, remportées avec la promesse de réaliser le Brexit voté en 2016. Un récent sondage de l'institut YouGov a montré une chute de popularité des conservateurs (à 33%), dépassés par le Parti travailliste (35%) pour la première fois depuis le début de l'année. Le gouvernement paye notamment l'annonce d'une hausse des prélèvements sociaux destinée à renflouer le système public de santé mis à terre par la pandémie de Covid-19 et à réformer le secteur de la dépendance. Cela porte le niveau des taxes au plus haut depuis l'après-Seconde guerre mondiale malgré la promesse électorale des conservateurs de ne pas augmenter les impôts. La presse britannique se fait régulièrement l'écho de la volonté supposée de Boris Johnson de se séparer de certains poids-lourds de son gouvernement. Le ministre de l'Education Gavin Williamson se voit reprocher sa gestion de la fermeture des écoles pendant la pandémie, la ministre de l'Intérieur Priti Patel son incapacité à réduire les arrivées de migrants illégaux par la Manche et le chef de la diplomatie Dominic Raab les ratés des évacuations de Kaboul après le retour au pouvoir des talibans le mois dernier. Parmi les possibles promus, la presse cite souvent la ministre du Commerce international Liz Truss, chargée actuellement de conclure les nouveaux accords de libre-échange promis par Boris Johnson à la suite du Brexit, effectif depuis le 31 janvier 2020. La période est difficile aussi pour le gouvernement qui a levé en juillet l'essentiel des restrictions anti-Covid malgré le variant Delta, laissant les contaminations rester à un niveau élevé (autour de 30.000 par jour). La rentrée et l'arrivée de l'automne et son lot de virus saisonniers comme la grippe, font craindre une situation difficile dans les hôpitaux dans les semaines à venir. Les plans du gouvernement dévoilés mardi pour se préparer à cet hiver se reposent essentiellement sur une campagne de rappel de vaccination contre le Covid-19, avec un recours seulement en cas de dégradation importante des gestes barrières tels le masque en intérieur, le télétravail ou le passeport vaccinal. Le Royaume-Uni est l'un des pays les plus endeuillés par la pandémie en Europe avec plus de 134.000 morts. (Belga)