"Nous avons voté les sanctions (décidées par l'Union européenne, NDLR), un instrument que nous utiliserons envers quelques personnes, des personnages institutionnels ou non, mais nous n'avons pas l'intention de frapper le peuple russe dans son ensemble", a affirmé le ministre, qui a rencontré cette semaine à Moscou son homologue Sergueï Lavrov. "Le message que j'ai adressé au ministre Lavrov est clair: nous attendons une enquête approfondie qui clarifie le plus rapidement possible les circonstances de la tentative d'homicide contre Navalny", a-t-il expliqué, ajoutant qu'il exprimé "de manière très directe". "L'Italie ne veut pas isoler la Russie", a-t-il assuré, rappelant par ailleurs que l'Italie est "un pays dont le PIB est déterminé à hauteur de 32% par les exportations". Ces déclarations interviennent alors que l'Union européenne doit sanctionner jeudi six personnes jugées responsables de l'empoisonnement d'Alexeï Navalny et une entité impliquée dans la production de l'agent neurotoxique utilisé. Les ministres des Affaires étrangères de l'UE s'étaient entendus lundi sur le principe des sanctions et il ne restait plus qu'à les finaliser "sur la base des propositions faites par la France et l'Allemagne et des preuves réunies". Les sanctions consistent en une interdiction de voyager dans l'UE et un gel des avoirs. Au total sept nouveaux noms vont venir s'ajouter à une liste existante créée en 2018 pour sanctionner l'utilisation d'armes chimiques en Syrie. Cette liste compte déjà 8 noms, dont 4 Russes, et un centre de recherches en Syrie. L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a confirmé qu'Alexeï Navalny a bien été empoisonné par un agent neurotoxique du groupe Novitchok, une substance conçue par des spécialistes soviétiques à des fins militaires. (Belga)

"Nous avons voté les sanctions (décidées par l'Union européenne, NDLR), un instrument que nous utiliserons envers quelques personnes, des personnages institutionnels ou non, mais nous n'avons pas l'intention de frapper le peuple russe dans son ensemble", a affirmé le ministre, qui a rencontré cette semaine à Moscou son homologue Sergueï Lavrov. "Le message que j'ai adressé au ministre Lavrov est clair: nous attendons une enquête approfondie qui clarifie le plus rapidement possible les circonstances de la tentative d'homicide contre Navalny", a-t-il expliqué, ajoutant qu'il exprimé "de manière très directe". "L'Italie ne veut pas isoler la Russie", a-t-il assuré, rappelant par ailleurs que l'Italie est "un pays dont le PIB est déterminé à hauteur de 32% par les exportations". Ces déclarations interviennent alors que l'Union européenne doit sanctionner jeudi six personnes jugées responsables de l'empoisonnement d'Alexeï Navalny et une entité impliquée dans la production de l'agent neurotoxique utilisé. Les ministres des Affaires étrangères de l'UE s'étaient entendus lundi sur le principe des sanctions et il ne restait plus qu'à les finaliser "sur la base des propositions faites par la France et l'Allemagne et des preuves réunies". Les sanctions consistent en une interdiction de voyager dans l'UE et un gel des avoirs. Au total sept nouveaux noms vont venir s'ajouter à une liste existante créée en 2018 pour sanctionner l'utilisation d'armes chimiques en Syrie. Cette liste compte déjà 8 noms, dont 4 Russes, et un centre de recherches en Syrie. L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a confirmé qu'Alexeï Navalny a bien été empoisonné par un agent neurotoxique du groupe Novitchok, une substance conçue par des spécialistes soviétiques à des fins militaires. (Belga)