Au moment de l'ouverture des portes, à 14h00 (19h00 en Belgique), une véritable vague a déferlé dans le parc Olympique des JO 2016, les plus fervents tentant de s'assurer une place juste devant la scène principale, contre les grilles. Cette grand-messe musicale, qui rassemble un public, surtout jeune venu de tout le Brésil, prend une dimension toute particulière sous le gouvernement du président d'extrême droite Jair Bolsonaro, climatosceptique et coutumier des dérapages machistes, racistes ou homophobes. Pour sa huitième édition au Brésil -- la vingtième quand on compte celles organisées au Portugal, en Espagne ou aux Etats-Unis -- le méga-festival né en 1985 réaffirme plus que jamais sa volonté d'oeuvrer "pour un monde meilleur", son slogan depuis 2001. "Notre engagement va bien au-delà des questions environnementales, il s'agit de rendre le monde meilleur en donnant une voix à une jeunesse qui en a longtemps été privée", explique à l'AFP Roberta Medina, vice-présidente de Rock in Rio. Elle est la fille du fondateur du festival qui débute vendredi et se poursuit les 28 et 29 septembre et les 3,4,5 et 6 octobre. Pour que toute cette jeunesse se sente représentée, la programmation est des plus éclectiques, avec des journées consacrées au hip hop (Drake), à la pop (Pink), au rock (Foo Fighters, Muse), mais aussi au métal pur et dur (Iron Maiden). (Belga)