"Ça fait partie des caricatures de campagne, c'est probablement un peu excessif, comme beaucoup de propos dans une campagne électorale", a-t-il reconnu, avant de noter que Groen proposait d'interdire la publicité pour la viande.

Dans un autre dossier sur lequel s'écharpent le MR et Ecolo, celui de la réforme du système des voitures de société, le vice-Premier ministre MR du gouvernement démissionnaire détaille davantage la proposition de Françoise Schepmans de remplacer les voitures salaire par une prime au logement.

"Plutôt que de payer une 'voiture salaire' à son employé, pourquoi un employeur ne paierait-il pas son emprunt hypothécaire? Le salaire qu'un travailleur gagne avec sa voiture de société, il pourrait le demander comme avantage pour acquérir un logement. Aux mêmes conditions, en ne perdant pas un euro en poche. Ce choix lui serait laissé, ou celui d'un budget mobilité", expose M. Reynders dans Sudpresse.

Interrogé par Bel RTL sur la présence possible d'armes belges dans le conflit au Yémen, le ministre des Affaires étrangères et de la Défense assure qu'il essaie, au niveau européen, de défendre un embargo sur les exportations d'armes vers l'Arabie saoudite. "Mais nous n'obtenons pas satisfaction auprès de nos collègues", déplore-t-il, rappelant les intérêts socio-économiques de plusieurs puissances européennes, dont la Belgique.

Aucun licence d'exportation d'armes wallonnes vers l'Arabie saoudite n'est plus accordée depuis octobre dernier et l'affaire Kashoggi, mais les licences délivrées auparavant continuent d'être exécutées car elles ont une valeur faciale de 18 mois. "Maintenant, il faudrait suspendre les licences", a glissé Didier Reynders.

Concernant le meurtre de l'étudiante anversoise Julie Van Espen, le ministre fédéral considère que la controverse sur le refinancement de la justice n'est pas l'aspect primordial du débat.

"Un euro de plus ou de moins dans la justice ne change pas la capacité d'un juge à décider de l'arrestation immédiate d'un condamné pour viol". Il propose que dans certains cas de violences graves contre certains publics cibles, l'arrestation immédiate soit obligatoire et non pas laissée à l'appréciation du juge.