Entre confiance et inquiétude, son comité de soutien en Belgique fait face et s'engage dans un combat à l'issue incertaine.

"De tous les candidats que nous avons pu entendre lors du débat télévisé de lundi, François reste le seul à apparaître crédible", lance Hugues Parmentier, membre actif du comité. Selon l'orateur, le représentant des Républicains se positionne comme l'unique alternative pour la France, armé de l'expérience et d'un programme chiffré tenant la route.

Refinancement de la Défense, repositionnement de l'Hexagone sur l'échiquier international, augmentation des moyens de la police, baisse de l'impôt sur les sociétés... En bref un projet de droite pour des gens de droite. Néanmoins, même les plus convaincus doutent. Après une vingtaine de minutes, un militant pose la question que tous ont sur le bout des lèvres : " Avons-nous encore une chance avec l'acharnement médiatique dont il est la cible ? " Le pavé est lancé, dans la mare, avec dans le viseur plusieurs canards.

"Je vous avoue que toutes ces histoires me mettent mal à l'aise", acquiesce Hugues Parmentier. Le militant rétorque : "nous savons pertinemment que ces pratiques sont monnaie courante chez nos parlementaires. Si lui coule, la moitié de nos politiciens doivent le suivre". Un autre son de cloche résonne. Un jeune trentenaire ose : "quoi qu'il advienne, des mesures pour assurer la transparence et la bonne gouvernance doivent s'inscrire dans les priorités". L'ambiance est tendue, tirée à quatre épingles tel un costume hors de prix.

La présentation se recentre et esquive le débat. "Le temps tourne et nous devons encore aborder l'économie et la famille", tranche un des organisateurs. Réexaminer la loi Taubira, faire sauter les verrous de l'entreprise, réintroduire le latin et le grec dans les écoles. Et enfin, la dette : "Je l'accorde, ces mesures peuvent sembler difficiles. Mais une fois de plus, le programme est chiffré et cadré, nous savons à quoi nous attendre", conclut Hugues Parmentier. Le jeune trentenaire dresse son constat : "En gros, c'est comme quand vous ouvrez le frigo et que rien ne vous plaît. Vous prenez ce qui vous semble le moins mauvais. "

Après nonante minutes, la soirée se clôture. Les organisateurs rappellent que chacun se voit dans l'obligation de payer ses consommations, sinon l'ardoise sera reportée sur les comptes de campagne. Les discussions informelles s'engagent. Etienne, 18 ans, ira voter pour la première fois dans quelques semaines. Confiant, il rêve d'un basculement à droite et donne son opinion : "Nos médias crachaient sur la campagne américaine. Nous avons atteint le même niveau." Un militant retraité entre dans la conversation et s'insurge : "toutes ces révélations proviennent de politiciens de gauche désirant nuire à leurs collègues de droite. Déontologiquement, les journalistes devraient s'abstenir de couvrir ce type de polémique durant une campagne présidentielle."

Le comité de soutien à François Fillon en Belgique poursuivra sa campagne ce mercredi soir à Bruxelles et ailleurs dans les semaines à venir. Notre plat pays compte 85 000 Français inscrits pour aller voter, dont 3 500 en province de Liège. Fort à parier que ces révélations s'insinueront encore dans leurs meetings. Avec, en fin de parcours, un verdict prononcé par et dans les urnes.

Michaël Pops

Entre confiance et inquiétude, son comité de soutien en Belgique fait face et s'engage dans un combat à l'issue incertaine. "De tous les candidats que nous avons pu entendre lors du débat télévisé de lundi, François reste le seul à apparaître crédible", lance Hugues Parmentier, membre actif du comité. Selon l'orateur, le représentant des Républicains se positionne comme l'unique alternative pour la France, armé de l'expérience et d'un programme chiffré tenant la route.Refinancement de la Défense, repositionnement de l'Hexagone sur l'échiquier international, augmentation des moyens de la police, baisse de l'impôt sur les sociétés... En bref un projet de droite pour des gens de droite. Néanmoins, même les plus convaincus doutent. Après une vingtaine de minutes, un militant pose la question que tous ont sur le bout des lèvres : " Avons-nous encore une chance avec l'acharnement médiatique dont il est la cible ? " Le pavé est lancé, dans la mare, avec dans le viseur plusieurs canards. "Je vous avoue que toutes ces histoires me mettent mal à l'aise", acquiesce Hugues Parmentier. Le militant rétorque : "nous savons pertinemment que ces pratiques sont monnaie courante chez nos parlementaires. Si lui coule, la moitié de nos politiciens doivent le suivre". Un autre son de cloche résonne. Un jeune trentenaire ose : "quoi qu'il advienne, des mesures pour assurer la transparence et la bonne gouvernance doivent s'inscrire dans les priorités". L'ambiance est tendue, tirée à quatre épingles tel un costume hors de prix.La présentation se recentre et esquive le débat. "Le temps tourne et nous devons encore aborder l'économie et la famille", tranche un des organisateurs. Réexaminer la loi Taubira, faire sauter les verrous de l'entreprise, réintroduire le latin et le grec dans les écoles. Et enfin, la dette : "Je l'accorde, ces mesures peuvent sembler difficiles. Mais une fois de plus, le programme est chiffré et cadré, nous savons à quoi nous attendre", conclut Hugues Parmentier. Le jeune trentenaire dresse son constat : "En gros, c'est comme quand vous ouvrez le frigo et que rien ne vous plaît. Vous prenez ce qui vous semble le moins mauvais. " Après nonante minutes, la soirée se clôture. Les organisateurs rappellent que chacun se voit dans l'obligation de payer ses consommations, sinon l'ardoise sera reportée sur les comptes de campagne. Les discussions informelles s'engagent. Etienne, 18 ans, ira voter pour la première fois dans quelques semaines. Confiant, il rêve d'un basculement à droite et donne son opinion : "Nos médias crachaient sur la campagne américaine. Nous avons atteint le même niveau." Un militant retraité entre dans la conversation et s'insurge : "toutes ces révélations proviennent de politiciens de gauche désirant nuire à leurs collègues de droite. Déontologiquement, les journalistes devraient s'abstenir de couvrir ce type de polémique durant une campagne présidentielle." Le comité de soutien à François Fillon en Belgique poursuivra sa campagne ce mercredi soir à Bruxelles et ailleurs dans les semaines à venir. Notre plat pays compte 85 000 Français inscrits pour aller voter, dont 3 500 en province de Liège. Fort à parier que ces révélations s'insinueront encore dans leurs meetings. Avec, en fin de parcours, un verdict prononcé par et dans les urnes. Michaël Pops