Le secrétaire d'État à l'Asile et à la Migration Théo Francken avait annoncé début novembre sa décision de retirer la carte de séjour de l'imam, d'origine égyptienne, après des signaux "très clairs" que l'homme est "salafiste, très radicalisé, très conservateur et dangereux pour notre société et notre sécurité nationale".

L'imam de la Grande Mosquée, Abdelhadi Sewif, a fait appel de cette décision. Il avait clamé son innoncence dans un entretien accordé au magazine Knack. "Je n'ai aucun lien avec le courant salafiste de l'islam. Au contraire: je critique toujours les idées radicales ou salafistes et je lutte contre l'extrémisme et le radicalisme", déclarait-il. "Ai-je l'air d'un salafiste? Avez-vous déjà entendu qu'un imam lié à l'université al-Azhar du Caire était devenu salafiste? J'ai étudié dans cette université et c'est elle qui m'a envoyé ici. Le vivre-ensemble et la tolérance sont les valeurs d'al-Azhar.

Lorsque j'ai été envoyé à la Grande Mosquée il y a 13 ans, c'était pour porter ce message. Et c'est ce que je fais." Le dossier sera traité mardi à 14h00 lors d'une audience devant le Conseil du contentieux des étrangers. Abdelhadi Sewif est défendu par Me Hicham Chibane.

Le secrétaire d'État à l'Asile et à la Migration Théo Francken avait annoncé début novembre sa décision de retirer la carte de séjour de l'imam, d'origine égyptienne, après des signaux "très clairs" que l'homme est "salafiste, très radicalisé, très conservateur et dangereux pour notre société et notre sécurité nationale". L'imam de la Grande Mosquée, Abdelhadi Sewif, a fait appel de cette décision. Il avait clamé son innoncence dans un entretien accordé au magazine Knack. "Je n'ai aucun lien avec le courant salafiste de l'islam. Au contraire: je critique toujours les idées radicales ou salafistes et je lutte contre l'extrémisme et le radicalisme", déclarait-il. "Ai-je l'air d'un salafiste? Avez-vous déjà entendu qu'un imam lié à l'université al-Azhar du Caire était devenu salafiste? J'ai étudié dans cette université et c'est elle qui m'a envoyé ici. Le vivre-ensemble et la tolérance sont les valeurs d'al-Azhar. Lorsque j'ai été envoyé à la Grande Mosquée il y a 13 ans, c'était pour porter ce message. Et c'est ce que je fais." Le dossier sera traité mardi à 14h00 lors d'une audience devant le Conseil du contentieux des étrangers. Abdelhadi Sewif est défendu par Me Hicham Chibane.