"Je suis mitigé", a réagi mercredi Roland Lahaye (CSC-Enseignement), interrogé par Belga. "D'un côté, on peut évidemment se réjouir qu'on constate un plateau au niveau des contaminations qui permet un retour en présentiel, mais d'un autre côté, on reste dans une situation où les enseignants manquent de confiance. Les mesures de sécurité ne sont pas appliquées correctement dans toutes les écoles. Et nous regrettons aussi que le politique n'ait pas fait des enseignants une priorité de vaccination. On administre librement des vaccins à Ronquières, mais, à nous, on nous dit qu'on n'a pas assez de vaccins pour les profs!", tonne le syndicaliste. Du côté de la CGSP-Enseignement, on n'est guère plus positif. " Je ne pense pas du bien de cette reprise", confie son président, Joseph Thonon. "Nous aurions préféré que l'hybridation se poursuive jusqu'au 30 juin. En reprenant le 10 mai, on va avoir au total 17 jours de cours en présentiel pour les élèves. Pour eux, c'est bien, mais pour les enseignants, c'est prendre un risque sanitaire important pour 17 jours à peine. On va remettre jusqu'à 25 ados dans une même classe, côte à côte. Or, plus on est âgé, plus on peut être contaminant"", souligne M. Thonon. Celui-ci n'exclut d'ailleurs pas des actions de mécontentement des enseignants, sans aller jusqu'à la grève toutefois. Au Setca-SEL, le syndicat socialiste pour tout l'enseignement libre, l'inquiétude est aussi de mise après l'annonce d'une reprise complète le 10 mai. "Deux experts sanitaires, à savoir Geert Molenbergs et Erika Vlieghe, ont participé à la réunion de ce mercredi, et ceux-ci ont bien souligné la nécessité absolue de bien respecter les mesures sanitaires dans les écoles. Or, dans certaines d'entre elles, il n'y a toujours pas de gel hydroalcoolique, ou pas la possibilité d'ouvrir des fenêtres, soit parce qu'elles sont trop vétustes, soit parce qu'elles ont été condamnées. Or, l'aération, c'est la clé de la sécurité sanitaire. Il faut absolument éviter que des classes deviennent des bombes épidémiologiques", fait valoir Emmanuel Fayt, le président du Setca-SEL. Le front commun syndical des enseignants doit se concerter dans les prochaines heures pour arrêter une position commune. (Belga)

"Je suis mitigé", a réagi mercredi Roland Lahaye (CSC-Enseignement), interrogé par Belga. "D'un côté, on peut évidemment se réjouir qu'on constate un plateau au niveau des contaminations qui permet un retour en présentiel, mais d'un autre côté, on reste dans une situation où les enseignants manquent de confiance. Les mesures de sécurité ne sont pas appliquées correctement dans toutes les écoles. Et nous regrettons aussi que le politique n'ait pas fait des enseignants une priorité de vaccination. On administre librement des vaccins à Ronquières, mais, à nous, on nous dit qu'on n'a pas assez de vaccins pour les profs!", tonne le syndicaliste. Du côté de la CGSP-Enseignement, on n'est guère plus positif. " Je ne pense pas du bien de cette reprise", confie son président, Joseph Thonon. "Nous aurions préféré que l'hybridation se poursuive jusqu'au 30 juin. En reprenant le 10 mai, on va avoir au total 17 jours de cours en présentiel pour les élèves. Pour eux, c'est bien, mais pour les enseignants, c'est prendre un risque sanitaire important pour 17 jours à peine. On va remettre jusqu'à 25 ados dans une même classe, côte à côte. Or, plus on est âgé, plus on peut être contaminant"", souligne M. Thonon. Celui-ci n'exclut d'ailleurs pas des actions de mécontentement des enseignants, sans aller jusqu'à la grève toutefois. Au Setca-SEL, le syndicat socialiste pour tout l'enseignement libre, l'inquiétude est aussi de mise après l'annonce d'une reprise complète le 10 mai. "Deux experts sanitaires, à savoir Geert Molenbergs et Erika Vlieghe, ont participé à la réunion de ce mercredi, et ceux-ci ont bien souligné la nécessité absolue de bien respecter les mesures sanitaires dans les écoles. Or, dans certaines d'entre elles, il n'y a toujours pas de gel hydroalcoolique, ou pas la possibilité d'ouvrir des fenêtres, soit parce qu'elles sont trop vétustes, soit parce qu'elles ont été condamnées. Or, l'aération, c'est la clé de la sécurité sanitaire. Il faut absolument éviter que des classes deviennent des bombes épidémiologiques", fait valoir Emmanuel Fayt, le président du Setca-SEL. Le front commun syndical des enseignants doit se concerter dans les prochaines heures pour arrêter une position commune. (Belga)