"Les dernières décisions du Conseil national de sécurité (concernant l'école) dataient du 24 avril dernier, mais entre-temps la situation sanitaire a évolué positivement, et les chiffres restent bons. Puis, il y a eu cet appel des pédiatres relayés par des milliers de médecins", a indiqué la ministre PS. Cet élément a été déclencheur, assure-t-elle, ajoutant que la volonté affirmée par son homologue flamand Ben Weyts (N-VA) de faire rentrer les enfants dès mardi prochain a émergé après. Les maternelles pourront reprendre à partir du 2 juin et les primaires à partir du 8 juin. "On donne aux écoles qui sont en capacité de le faire la possibilité de rouvrir plus largement l'accès à tous les élèves, dans un but aussi de renforcer l'égalité entre les élèves, car le confinement a creusé les inégalités", a fait valoir la ministre, répondant ainsi à certaines critiques syndicales. Elle souligne le caractère spécifique, au niveau sanitaire, de la catégorie des 0 à 12 ans, peu touchée et peu transmetteuse du virus. Dès lors, la règle des mètres carrés par élève disparaît en maternelle et primaire. "Le groupe-classe est considéré comme un bulle de contact, tout l'accent est mis sur la protection des adultes". S'il n'y a pas d'obligation formelle de reprise, "j'invite les écoles à se saisir au maximum de cette possibilité, parce que c'est une façon pour elles de terminer l'année, pour les élèves de reprendre la route de l'école avant la rentrée de septembre, une façon de se dire au revoir, de clôturer l'année", a exhorté Mme Désir. Toutefois, en fonction de chaque cas, les établissements ne doivent pas mettre leur personnel en danger ni se sentir obligés de reprendre s'il manque la moitié des effectifs dans une équipe enseignante, "mais ce ne sont pas pour l'instant les signaux que j'ai". Le pouvoirs organisateurs ont reçu dès ce matin une circulaire ministérielle leur expliquant les décisions et les invitant à communiquer rapidement la suite des opérations aux parents. Caroline Désir ajoute que ce qui a été fait ces dernières semaines n'est pas oublié. Elle dit comprendre le sentiment de certains directeurs d'école ou d'enseignants de se sentir bousculés par des décisions qui changent rapidement, mais elle rappelle le caractère progressif et évolutif de la stratégie de déconfinement. (Belga)

"Les dernières décisions du Conseil national de sécurité (concernant l'école) dataient du 24 avril dernier, mais entre-temps la situation sanitaire a évolué positivement, et les chiffres restent bons. Puis, il y a eu cet appel des pédiatres relayés par des milliers de médecins", a indiqué la ministre PS. Cet élément a été déclencheur, assure-t-elle, ajoutant que la volonté affirmée par son homologue flamand Ben Weyts (N-VA) de faire rentrer les enfants dès mardi prochain a émergé après. Les maternelles pourront reprendre à partir du 2 juin et les primaires à partir du 8 juin. "On donne aux écoles qui sont en capacité de le faire la possibilité de rouvrir plus largement l'accès à tous les élèves, dans un but aussi de renforcer l'égalité entre les élèves, car le confinement a creusé les inégalités", a fait valoir la ministre, répondant ainsi à certaines critiques syndicales. Elle souligne le caractère spécifique, au niveau sanitaire, de la catégorie des 0 à 12 ans, peu touchée et peu transmetteuse du virus. Dès lors, la règle des mètres carrés par élève disparaît en maternelle et primaire. "Le groupe-classe est considéré comme un bulle de contact, tout l'accent est mis sur la protection des adultes". S'il n'y a pas d'obligation formelle de reprise, "j'invite les écoles à se saisir au maximum de cette possibilité, parce que c'est une façon pour elles de terminer l'année, pour les élèves de reprendre la route de l'école avant la rentrée de septembre, une façon de se dire au revoir, de clôturer l'année", a exhorté Mme Désir. Toutefois, en fonction de chaque cas, les établissements ne doivent pas mettre leur personnel en danger ni se sentir obligés de reprendre s'il manque la moitié des effectifs dans une équipe enseignante, "mais ce ne sont pas pour l'instant les signaux que j'ai". Le pouvoirs organisateurs ont reçu dès ce matin une circulaire ministérielle leur expliquant les décisions et les invitant à communiquer rapidement la suite des opérations aux parents. Caroline Désir ajoute que ce qui a été fait ces dernières semaines n'est pas oublié. Elle dit comprendre le sentiment de certains directeurs d'école ou d'enseignants de se sentir bousculés par des décisions qui changent rapidement, mais elle rappelle le caractère progressif et évolutif de la stratégie de déconfinement. (Belga)