Si de nombreuses écoles reprennent des cours ce lundi, par "silos" de 10 élèves, d'autres le feront mardi, et certaines resteront en revanche fermées toute la semaine, parfois sur décision des communes.

"On est en train d'examiner ça", indique la ministre de Fédération Wallonie-Bruxelles, qui précise que le but n'est pas d'avoir une réouverture "à la carte": "le CNS (Conseil national de sécurité) a décidé d'une reprise des leçons, cela fait partie de la stratégie de déconfinement".

L'administration est chargée de prendre contact avec les pouvoirs organisateurs qui ont exprimé des difficultés. Certaines écoles ont en effet estimé ne pas être en mesure de respecter les conditions fixées pour une reprise des cours (espace, petits groupes, limitation des contacts, etc.), ce qui les pousse à rester portes closes. "Parfois, il semble que la taille des locaux rend difficile les silos ou la distanciation", explique la ministre, toujours interrogée par Bel RTL. "Je ne leur jette pas la pierre, on va essayer de trouver des solutions avec elles".

Caroline Désir et Julien Nicaise, administrateur général de Wallonie-Bruxelles Enseignement (réseau des écoles organisées par la Communauté française), soulignent tous deux une chose: l'objectif principal de cette reprise des cours est avant tout le rétablissement du lien social, au-delà des apprentissages. Julien Nicaise, interrogé en matinée sur La Première (RTBF), y voit aussi un passage important pour les élèves qui terminent leurs secondaires, l'occasion de revoir les priorités avant d'intégrer l'enseignement supérieur ou le marché de l'emploi.

Quelle sera la suite?

La circulaire de fin avril de la ministre Désir détaillait qu'une reprise "pourra être envisagée à partir du 25 mai" pour des classes supplémentaires, celles de 2e secondaire et 1ère et 2e primaires. Cette seconde phase reste conditionnée à une évaluation de la reprise de cette semaine. "On va faire le point mercredi avec tous les acteurs de l'enseignement, pour voir s'il est possible d'enclencher cette 2e phase. Si c'est difficile en termes d'organisation, on peut par exemple imaginer de postposer d'une semaine", explique Caroline Désir.

La situation est encore plus hypothétique quand on évoque la rentrée scolaire de septembre prochain. Ce qui est sûr, c'est qu'on ne pourra pas "entamer l'année comme si c'était une année normale", insiste Julien Nicaise. "Si on reste dans des mesures aussi drastiques qu'aujourd'hui, avec des silos de 10, ce sera très compliqué de faire rentrer tout le monde. Mais on peut imaginer, si la situation s'améliore, que les silos puissent être plus grands. Il y aurait alors possibilité d'un roulement (entre les groupes) par jour ou demi-jour", mais rien n'est encore établi ni certain, assure-t-il.

Si de nombreuses écoles reprennent des cours ce lundi, par "silos" de 10 élèves, d'autres le feront mardi, et certaines resteront en revanche fermées toute la semaine, parfois sur décision des communes. "On est en train d'examiner ça", indique la ministre de Fédération Wallonie-Bruxelles, qui précise que le but n'est pas d'avoir une réouverture "à la carte": "le CNS (Conseil national de sécurité) a décidé d'une reprise des leçons, cela fait partie de la stratégie de déconfinement". L'administration est chargée de prendre contact avec les pouvoirs organisateurs qui ont exprimé des difficultés. Certaines écoles ont en effet estimé ne pas être en mesure de respecter les conditions fixées pour une reprise des cours (espace, petits groupes, limitation des contacts, etc.), ce qui les pousse à rester portes closes. "Parfois, il semble que la taille des locaux rend difficile les silos ou la distanciation", explique la ministre, toujours interrogée par Bel RTL. "Je ne leur jette pas la pierre, on va essayer de trouver des solutions avec elles". Caroline Désir et Julien Nicaise, administrateur général de Wallonie-Bruxelles Enseignement (réseau des écoles organisées par la Communauté française), soulignent tous deux une chose: l'objectif principal de cette reprise des cours est avant tout le rétablissement du lien social, au-delà des apprentissages. Julien Nicaise, interrogé en matinée sur La Première (RTBF), y voit aussi un passage important pour les élèves qui terminent leurs secondaires, l'occasion de revoir les priorités avant d'intégrer l'enseignement supérieur ou le marché de l'emploi. Quelle sera la suite? La circulaire de fin avril de la ministre Désir détaillait qu'une reprise "pourra être envisagée à partir du 25 mai" pour des classes supplémentaires, celles de 2e secondaire et 1ère et 2e primaires. Cette seconde phase reste conditionnée à une évaluation de la reprise de cette semaine. "On va faire le point mercredi avec tous les acteurs de l'enseignement, pour voir s'il est possible d'enclencher cette 2e phase. Si c'est difficile en termes d'organisation, on peut par exemple imaginer de postposer d'une semaine", explique Caroline Désir. La situation est encore plus hypothétique quand on évoque la rentrée scolaire de septembre prochain. Ce qui est sûr, c'est qu'on ne pourra pas "entamer l'année comme si c'était une année normale", insiste Julien Nicaise. "Si on reste dans des mesures aussi drastiques qu'aujourd'hui, avec des silos de 10, ce sera très compliqué de faire rentrer tout le monde. Mais on peut imaginer, si la situation s'améliore, que les silos puissent être plus grands. Il y aurait alors possibilité d'un roulement (entre les groupes) par jour ou demi-jour", mais rien n'est encore établi ni certain, assure-t-il.