Le gouvernement britannique a justifié mercredi soir le report de la conférence par le fait que "la tenue d'une COP26 ambitieuse et inclusive en novembre 2020 n'est plus possible" en raison de la pandémie de nouveau coronavirus. La COP26 aura bien lieu dans la ville écossaise, mais l'année prochaine, à une date encore à déterminer. Dans une réaction, le commissaire européen en charge du "Green Deal", Frans Timmermans, a de son côté souligné que ce report ne ralentirait pas "notre travail, en interne et au niveau international, pour préparer une COP26 ambitieuse". "Bon à savoir", juge M. van Ypersele, pour qui "plus que jamais, le Green Deal européen est indispensable". Le climatologue, professeur à l'UCLouvain, se dit "frappé par ce qui nous arrive" avec le nouveau coronavirus. "Ce que nous vivons évoque tellement, en accéléré extrême, le genre de disruptions auxquels les changements climatiques vont nous confronter", estime-t-il, rappelant qu'avec les changements climatiques, "ce sont les humains et les écosystèmes qui souffrent, et de plus en plus." Le Giec, dont M. van Ypersele a été vice-président, et l'OMS ont mis en garde depuis des années sur les dangers de la déforestation, de la consommation de viande d'animaux sauvages et de l'élevage industriel, lesquels "ont déjà contribué fortement aux épidémies de Sida, d'Ebola, ou de grippe aviaire", souligne encore Jean-Pascal van Ypersele. Certaines voix se sont élevées pour dire que le net ralentissement économique dû à l'épidémie était une "bonne nouvelle" pour l'environnement, mais M. van Ypersele pense que "la réduction des émissions qui aura lieu cette année suite au Covid-19 sera de courte durée." "Ce que nous avons émis au cours des 200 dernières années est en grande partie toujours là, et une seule année avec des émissions de gaz à effet de serre plus faibles ne fera pratiquement aucune différence", poursuit le climatologue. En outre, les gouvernements seront très attentifs à la mise en place de plans de "relance"... "Si l'attitude court-termiste des gouvernements et des acteurs économiques reste celle qui était en vigueur avant le coronavirus, le risque est grand que le climat et l'environnement reçoivent encore moins d'attention, ce qui mettrait encore plus en danger l'avenir des générations futures", conclut le professeur de l'UCLouvain. (Belga)

Le gouvernement britannique a justifié mercredi soir le report de la conférence par le fait que "la tenue d'une COP26 ambitieuse et inclusive en novembre 2020 n'est plus possible" en raison de la pandémie de nouveau coronavirus. La COP26 aura bien lieu dans la ville écossaise, mais l'année prochaine, à une date encore à déterminer. Dans une réaction, le commissaire européen en charge du "Green Deal", Frans Timmermans, a de son côté souligné que ce report ne ralentirait pas "notre travail, en interne et au niveau international, pour préparer une COP26 ambitieuse". "Bon à savoir", juge M. van Ypersele, pour qui "plus que jamais, le Green Deal européen est indispensable". Le climatologue, professeur à l'UCLouvain, se dit "frappé par ce qui nous arrive" avec le nouveau coronavirus. "Ce que nous vivons évoque tellement, en accéléré extrême, le genre de disruptions auxquels les changements climatiques vont nous confronter", estime-t-il, rappelant qu'avec les changements climatiques, "ce sont les humains et les écosystèmes qui souffrent, et de plus en plus." Le Giec, dont M. van Ypersele a été vice-président, et l'OMS ont mis en garde depuis des années sur les dangers de la déforestation, de la consommation de viande d'animaux sauvages et de l'élevage industriel, lesquels "ont déjà contribué fortement aux épidémies de Sida, d'Ebola, ou de grippe aviaire", souligne encore Jean-Pascal van Ypersele. Certaines voix se sont élevées pour dire que le net ralentissement économique dû à l'épidémie était une "bonne nouvelle" pour l'environnement, mais M. van Ypersele pense que "la réduction des émissions qui aura lieu cette année suite au Covid-19 sera de courte durée." "Ce que nous avons émis au cours des 200 dernières années est en grande partie toujours là, et une seule année avec des émissions de gaz à effet de serre plus faibles ne fera pratiquement aucune différence", poursuit le climatologue. En outre, les gouvernements seront très attentifs à la mise en place de plans de "relance"... "Si l'attitude court-termiste des gouvernements et des acteurs économiques reste celle qui était en vigueur avant le coronavirus, le risque est grand que le climat et l'environnement reçoivent encore moins d'attention, ce qui mettrait encore plus en danger l'avenir des générations futures", conclut le professeur de l'UCLouvain. (Belga)