Le ministre de la Sécurité et de l'Intérieur Pieter De Crem (CD&V) a laissé entendre dimanche sur le plateau de RTL-TVi ("C'est pas tous les jours dimanche") que des perspectives pourraient être données au secteur horeca même avant le 8 juin, date fixée jusqu'à présent pour le démarrage de la "phase 3" du déconfinement.

Dans la foulée de l'émission, son porte-parole a toutefois précisé que le ministre ne voulait pas dire que des ouvertures seraient rendues possibles avant cette date, mais que l'on pourrait tenter d'apporter le plus tôt possible de la clarté aux restaurants et cafés, pour que ceux-ci puissent préparer leur reprise, passer des commandes, etc.

Le prochain CNS est prévu le 3 juin, qui doit se pencher entre autres sur les conditions d'un éventuel déconfinement dans l'horeca (le sport devrait aussi être sur la table). Si la décision est prise à ce moment-là, les textes pourraient n'être publiés au Moniteur que le 5, et le tout ne laisse que peu de temps aux professionnels de préparer une éventuelle reprise le 8. Le fédéral pourrait donc tenter de leur apporter de la clarté sur le futur proche un peu plus tôt, indiquait De Crem dimanche, interrogé au JT de la chaîne flamande VTM.

Sur le plateau de RTL-TVi, le ministre semblait rendre envisageables des réouvertures de terrasses avant même le 8, ne contredisant pas son intervieweur sur ce point. Le ministre expliquait qu'il faudra par exemple éviter que le citoyen belge puisse aller boire une pinte aux Pays-Bas, où les cafés et restaurants peuvent rouvrir leurs portes dès le début de juin, mais pas au coin de la rue. Dans la foulée, son cabinet précise cependant qu'il n'est pas question de réouvertures précoces dans l'horeca. C'est seulement la prise de décision et la communication aux professionnels qui pourraient avoir lieu plus tôt.

Par ailleurs, des conditions pourraient être associées aux réouvertures, comme des distances entre tables de restaurants. On reste dans un contexte de crise, et le fédéral tient particulièrement à l'oeil le "taux de reproduction" du virus, avait précisé Pieter De Crem sur RTL-TVi.

Ce taux de reproduction représente la moyenne de personnes qu'un citoyen porteur du coronavirus va à son tour contaminer. Le porte-parole interfédéral de la lutte contre le coronavirus, Yves Van Laethem, avait encore prévu il y a deux semaines que ce taux allait sans doute repartir à la hausse avec l'intensification des contacts sociaux, mais qu'il est important de le maintenir sous 1. "Il a augmenté de 0,5 à presque 0,9. S'il revient à 1 ça veut dire que l'incidence de la pandémie augmente", a mis en garde Pieter De Crem dimanche.

Visite familiale hors-Belgique

Interrogé par VTM sur la question des frontières, le ministre estime qu'il devrait être possible avant le 8 juin de les traverser quand il s'agit de rendre visite à des membres de sa famille installés dans un pays limitrophe. Mardi soir, un avis des experts du GEES (groupe en charge de la stratégie de déconfinement) sera transmis au gouvernement. Les contrôles aux frontières ne seront en revanche pas levés avant le 8 juin.

Ces déplacements devront tenir compte de la situation épidémiologique dans les pays voisins, qui peut également différer d'une région à l'autre au sein d'un même pays. Pour le ministre de l'Intérieur, une décision homogène doit être prise.

Deuxième vague et confinement

Sur VTM , le ministre de l'Intérieur estime qu'en cas d'une deuxième vague de coronavirus, il n'y aura pas de retour aux mesures de confinement. "La première série de mesures nous a permis de nous retrouver dans la situation sanitaire actuelle", a déclaré M. De Crem, qui a souligné que nous n'avons pas connu de situations comme en Espagne ou en Italie. Ainsi, les lits d'hôpitaux disponibles sont restés sous contrôle à tout moment.

"S'il y avait une deuxième vague, je pense que nous nous retrouverions dans un scénario différent, celui du tracking et du tracing ", a déclaré M. De Crem. Selon lui, il est "exclu" que nous revenions aux premières mesures de confinement.

Le ministre de la Sécurité et de l'Intérieur Pieter De Crem (CD&V) a laissé entendre dimanche sur le plateau de RTL-TVi ("C'est pas tous les jours dimanche") que des perspectives pourraient être données au secteur horeca même avant le 8 juin, date fixée jusqu'à présent pour le démarrage de la "phase 3" du déconfinement. Dans la foulée de l'émission, son porte-parole a toutefois précisé que le ministre ne voulait pas dire que des ouvertures seraient rendues possibles avant cette date, mais que l'on pourrait tenter d'apporter le plus tôt possible de la clarté aux restaurants et cafés, pour que ceux-ci puissent préparer leur reprise, passer des commandes, etc. Le prochain CNS est prévu le 3 juin, qui doit se pencher entre autres sur les conditions d'un éventuel déconfinement dans l'horeca (le sport devrait aussi être sur la table). Si la décision est prise à ce moment-là, les textes pourraient n'être publiés au Moniteur que le 5, et le tout ne laisse que peu de temps aux professionnels de préparer une éventuelle reprise le 8. Le fédéral pourrait donc tenter de leur apporter de la clarté sur le futur proche un peu plus tôt, indiquait De Crem dimanche, interrogé au JT de la chaîne flamande VTM. Sur le plateau de RTL-TVi, le ministre semblait rendre envisageables des réouvertures de terrasses avant même le 8, ne contredisant pas son intervieweur sur ce point. Le ministre expliquait qu'il faudra par exemple éviter que le citoyen belge puisse aller boire une pinte aux Pays-Bas, où les cafés et restaurants peuvent rouvrir leurs portes dès le début de juin, mais pas au coin de la rue. Dans la foulée, son cabinet précise cependant qu'il n'est pas question de réouvertures précoces dans l'horeca. C'est seulement la prise de décision et la communication aux professionnels qui pourraient avoir lieu plus tôt. Par ailleurs, des conditions pourraient être associées aux réouvertures, comme des distances entre tables de restaurants. On reste dans un contexte de crise, et le fédéral tient particulièrement à l'oeil le "taux de reproduction" du virus, avait précisé Pieter De Crem sur RTL-TVi.Ce taux de reproduction représente la moyenne de personnes qu'un citoyen porteur du coronavirus va à son tour contaminer. Le porte-parole interfédéral de la lutte contre le coronavirus, Yves Van Laethem, avait encore prévu il y a deux semaines que ce taux allait sans doute repartir à la hausse avec l'intensification des contacts sociaux, mais qu'il est important de le maintenir sous 1. "Il a augmenté de 0,5 à presque 0,9. S'il revient à 1 ça veut dire que l'incidence de la pandémie augmente", a mis en garde Pieter De Crem dimanche. Interrogé par VTM sur la question des frontières, le ministre estime qu'il devrait être possible avant le 8 juin de les traverser quand il s'agit de rendre visite à des membres de sa famille installés dans un pays limitrophe. Mardi soir, un avis des experts du GEES (groupe en charge de la stratégie de déconfinement) sera transmis au gouvernement. Les contrôles aux frontières ne seront en revanche pas levés avant le 8 juin.Ces déplacements devront tenir compte de la situation épidémiologique dans les pays voisins, qui peut également différer d'une région à l'autre au sein d'un même pays. Pour le ministre de l'Intérieur, une décision homogène doit être prise. Sur VTM , le ministre de l'Intérieur estime qu'en cas d'une deuxième vague de coronavirus, il n'y aura pas de retour aux mesures de confinement. "La première série de mesures nous a permis de nous retrouver dans la situation sanitaire actuelle", a déclaré M. De Crem, qui a souligné que nous n'avons pas connu de situations comme en Espagne ou en Italie. Ainsi, les lits d'hôpitaux disponibles sont restés sous contrôle à tout moment. "S'il y avait une deuxième vague, je pense que nous nous retrouverions dans un scénario différent, celui du tracking et du tracing ", a déclaré M. De Crem. Selon lui, il est "exclu" que nous revenions aux premières mesures de confinement.