Dans son discours à l'audience solennelle de rentrée judiciaire de la cour d'appel de Bruxelles, le procureur a indiqué que la police judiciaire fédérale (PJF) de Bruxelles ne mènera désormais plus toutes les enquêtes pénales qui devraient lui être confiées. Le procureur a expliqué avoir pris cette décision compte tenu de l'arriéré judiciaire trop important de la cour d'appel de Bruxelles, en particulier dans les dossiers de criminalité financière, mais aussi au vu du nombre sans cesse décroissant d'enquêteurs spécialisés à la PJF de Bruxelles. Cette sortie a fait réagir le PS. Dans la majorité, les socialistes ont appelé l'exécutif, par la voix de son chef de groupe Ahmed Laaouej, à élaborer un plan de lutte contre la criminalité financière. "Le procureur général Delmulle a souligné ces problèmes hier (mercredi). A juste titre", a estimé M. van Quickenborne jeudi soir. "Comment nous y prenons nous? La "team Justice" recrute 45 personnes supplémentaires à la cour d'appel de Bruxelles et 30 magistrats spécialisés en fraude financière au niveau national. En outre : amélioration des processus de travail (audit du Conseil Supérieur de la Justice en cours) et numérisation." "La pénurie d'enquêteurs à la PJF s'est accrue historiquement, également sous l'ex-ministre de l'Intérieur Jan Jambon", ajoute le ministre de la Justice, indiquant que leur nombre est passé de 103 en 2014 à 87 en 2021. "Pour la pénurie d'enquêteurs, nous travaillons avec Annelies Verlinden (ministre de l'Intérieur, CD&V)", indique-t-il évoquant des "embauches massives" et "600 postes vacants". Vincent Van Quickenborne évoque également le "plan d'action anti-fraude, mettant en avant, avec le collègue Vincent Van Peteghem (Finances, CD&V) un projet de loi pour une meilleure coopération entre le ministère public, le fisc et la police". "Est-ce que cela résout tout ? Non, nous devons être honnêtes", conclut le ministre de la Justice. "Nous fournissons les ressources, mais il n'est pas facile de pourvoir les postes vacants. Par exemple, 359 postes vacants à la police fédérale n'ont pas encore été pourvus. Le problème a crû historiquement et ne peut pas être résolu rapidement. Mais ce gouvernement fournit pour la première fois des moyens pour combler structurellement ce déficit. Parce que nous ne voulons pas accepter l'impunité et ce grand arriéré judiciaire." (Belga)

Dans son discours à l'audience solennelle de rentrée judiciaire de la cour d'appel de Bruxelles, le procureur a indiqué que la police judiciaire fédérale (PJF) de Bruxelles ne mènera désormais plus toutes les enquêtes pénales qui devraient lui être confiées. Le procureur a expliqué avoir pris cette décision compte tenu de l'arriéré judiciaire trop important de la cour d'appel de Bruxelles, en particulier dans les dossiers de criminalité financière, mais aussi au vu du nombre sans cesse décroissant d'enquêteurs spécialisés à la PJF de Bruxelles. Cette sortie a fait réagir le PS. Dans la majorité, les socialistes ont appelé l'exécutif, par la voix de son chef de groupe Ahmed Laaouej, à élaborer un plan de lutte contre la criminalité financière. "Le procureur général Delmulle a souligné ces problèmes hier (mercredi). A juste titre", a estimé M. van Quickenborne jeudi soir. "Comment nous y prenons nous? La "team Justice" recrute 45 personnes supplémentaires à la cour d'appel de Bruxelles et 30 magistrats spécialisés en fraude financière au niveau national. En outre : amélioration des processus de travail (audit du Conseil Supérieur de la Justice en cours) et numérisation." "La pénurie d'enquêteurs à la PJF s'est accrue historiquement, également sous l'ex-ministre de l'Intérieur Jan Jambon", ajoute le ministre de la Justice, indiquant que leur nombre est passé de 103 en 2014 à 87 en 2021. "Pour la pénurie d'enquêteurs, nous travaillons avec Annelies Verlinden (ministre de l'Intérieur, CD&V)", indique-t-il évoquant des "embauches massives" et "600 postes vacants". Vincent Van Quickenborne évoque également le "plan d'action anti-fraude, mettant en avant, avec le collègue Vincent Van Peteghem (Finances, CD&V) un projet de loi pour une meilleure coopération entre le ministère public, le fisc et la police". "Est-ce que cela résout tout ? Non, nous devons être honnêtes", conclut le ministre de la Justice. "Nous fournissons les ressources, mais il n'est pas facile de pourvoir les postes vacants. Par exemple, 359 postes vacants à la police fédérale n'ont pas encore été pourvus. Le problème a crû historiquement et ne peut pas être résolu rapidement. Mais ce gouvernement fournit pour la première fois des moyens pour combler structurellement ce déficit. Parce que nous ne voulons pas accepter l'impunité et ce grand arriéré judiciaire." (Belga)