Pourtant, avec un gouvernement en affaires courantes et des ministres sortants à l'avenir incertain, le programme de la séance officielle de rentrée, marquée par une manifestation pacifique contre la vente d'armes wallonnes à l'Arabie saoudite, ne pesait pas bien lourd. Un ordre du jour allégé qui a toutefois permis aux nouveaux élus - 40% d'entre eux ne siégeaient pas à Namur lors de la législature précédente - de se rôder aux contraintes, en terme de temps de parole notamment, liées à l'exercice parlementaire. Après la réélection de Christophe Collignon (PS) à la présidence temporaire de l'assemblée et celle, tout aussi temporaire, des membres du bureau - une formalité récurrente à chaque rentrée parlementaire - une série de déclarations d'intérêt régional, allant de la situation des magasins Match et Smatch à la proposition de décerner le Mérite wallon à Robert Waseige, ont été présentées. L'état du parc de logements sociaux, la restructuration annoncée par la KBC et ses répercussions au sud du pays, la problématique des perturbateurs endocriniens et la hausse du nombre de donations en Wallonie ont ensuite été abordés par l'intermédiaire de quelques questions urgentes avant que ne vienne le tour des questions d'actualité. Celles-ci ont principalement porté sur la situation à l'ISPPC, l'intercommunale de santé publique du pays de Charleroi, épinglée au coeur de l'été pour des problèmes de gouvernance. Interrogée par plusieurs parlementaires, la ministre sortante des Pouvoirs locaux, Valérie De Bue (MR), a de nouveau justifié l'annulation de plusieurs décisions du conseil d'administration de l'institution, dont celle prévoyant la création d'un poste de conseiller général qui semblait taillé sur mesure pour l'un des administrateurs, Thomas Salden, demi-frère de l'ex-président du MR, Olivier Chastel. (Belga)