Les deux responsables du comité mixte, chargé de superviser l'application de l'accord de retrait, se pencheront sur la délicate problématique des échanges commerciaux entre la Grande-Bretagne et le territoire d'Irlande du Nord, qui fait partie du Royaume-Uni. Actuellement, le Royaume-Uni n'applique pas ce qui a été décidé en termes de contrôles sur les marchandises traversant la mer d'Irlande vers l'Irlande du Nord. Londres a unilatéralement prolongé la "période de grâce" qui retarde l'introduction d'une grande part des contrôles sur les marchandises agro-alimentaires et animaux de compagnie. La Commission européenne a répliqué en lui adressant une mise en demeure à la mi-mars, la première étape de la procédure d'infraction européenne qui peut mener jusque devant la CJUE. Le protocole nord-irlandais, qui est entre-temps remis en question par le parti unioniste DUP, visait à préserver la paix sur l'île d'Irlande en évitant d'y créer une frontière terrestre pour contrôler les marchandises entrant dans l'UE. Dans les faits, la "frontière" est déplacée en mer d'Irlande, comme si l'Irlande du Nord faisait encore partie du marché unique. "Nous sommes prêts à trouver des solutions pragmatiques et rapides, dans le cadre du protocole nord-irlandais", cette partie de l'accord de retrait qui définit les spécificités post-Brexit du territoire nord-irlandais, a rappelé mardi Daniel Ferrie, un porte-parole de la Commission. "Des réunions au niveau technique ont lieu depuis plusieurs semaines", assure-t-il. Selon des sources des deux parties, on n'attend pas de déblocage, car il y a encore des désaccords significatifs. Sur le terrain, de nouvelles scènes de violence à Belfast ajoutent à la pression de trouver une solution viable, assurant aussi dans les faits un approvisionnement suffisant des magasins nord-irlandais. (Belga)

Les deux responsables du comité mixte, chargé de superviser l'application de l'accord de retrait, se pencheront sur la délicate problématique des échanges commerciaux entre la Grande-Bretagne et le territoire d'Irlande du Nord, qui fait partie du Royaume-Uni. Actuellement, le Royaume-Uni n'applique pas ce qui a été décidé en termes de contrôles sur les marchandises traversant la mer d'Irlande vers l'Irlande du Nord. Londres a unilatéralement prolongé la "période de grâce" qui retarde l'introduction d'une grande part des contrôles sur les marchandises agro-alimentaires et animaux de compagnie. La Commission européenne a répliqué en lui adressant une mise en demeure à la mi-mars, la première étape de la procédure d'infraction européenne qui peut mener jusque devant la CJUE. Le protocole nord-irlandais, qui est entre-temps remis en question par le parti unioniste DUP, visait à préserver la paix sur l'île d'Irlande en évitant d'y créer une frontière terrestre pour contrôler les marchandises entrant dans l'UE. Dans les faits, la "frontière" est déplacée en mer d'Irlande, comme si l'Irlande du Nord faisait encore partie du marché unique. "Nous sommes prêts à trouver des solutions pragmatiques et rapides, dans le cadre du protocole nord-irlandais", cette partie de l'accord de retrait qui définit les spécificités post-Brexit du territoire nord-irlandais, a rappelé mardi Daniel Ferrie, un porte-parole de la Commission. "Des réunions au niveau technique ont lieu depuis plusieurs semaines", assure-t-il. Selon des sources des deux parties, on n'attend pas de déblocage, car il y a encore des désaccords significatifs. Sur le terrain, de nouvelles scènes de violence à Belfast ajoutent à la pression de trouver une solution viable, assurant aussi dans les faits un approvisionnement suffisant des magasins nord-irlandais. (Belga)