De même source, on relève que si certains administrateurs ont évoqué la possibilité d'un "rappel à l'ordre" de l'administrateur général, il a été constaté qu'aucune disposition décrétale ne la prévoit, tant pour le Conseil d'administration que pour le gouvernement. Celui-ci jouit toutefois de la compétence de nommer ou révoquer un administrateur général.

La position prise vendredi par le Conseil d'administration de la RTBF s'inscrit dans la polémique intervenue après les informations parues il y a quelques semaines dans la presse, selon lesquelles le montant de la rémunération de l'administrateur général mentionné dans le rapport annuel de l'entreprise publique était largement inférieur aux sommes touchées.

L'administrateur général avait pour sa part reconnu en décembre devant son Conseil d'administration une faute et un contrat mal rédigé, comportant deux articles contradictoires. Il avait aussi indiqué qu'une diminution de 10% de la partie variable de ses rémunérations sera opérée.

De son côté, le gouvernement de la Fédération a décidé la semaine dernière, après avoir pris connaissance des rapports demandés aux Commissaires et de l'audit, de réclamer à l'administrateur général le remboursement des rémunérations perçues au-delà de son plafond salarial, soit quelque 60.000 euros au total. La part variable de son salaire pour 2019 sera également revue au besoin à la baisse afin que ses émoluments pour l'ensemble de l'année ne dépassent pas ce même plafond. Toutefois, le gouvernement n'a pointé aucune faute commise dans le chef de l'administrateur général de la RTBF, préférant parler de "responsabilité collective".

Le gouvernement exigeait aussi que les différentes instances du média public se mettent sans délai en conformité par rapport aux demandes formulées par l'exécutif sur le plan financier, de la gouvernance et du contrôle. En outre, la ministre des Médias Bénédicte Linard a adopté un arrêté ministériel qui plafonnera strictement le salaire de l'administrateur de la RTBF à 245.000 euros par an, soit une réduction salariale de quelque 35%.

Les rapports en question soulignaient notamment que la RTBF n'avait pas respecté l'obligation légale de transparence sur les rémunérations de ses dirigeants prévue par un décret de 2003. Ils ajoutaient que les services administratifs de la RTBF, ses organes de gestion, et les organes de contrôle internes et externes, n'avaient pas correctement exercé leurs missions.

Plusieurs réunions du Conseil d'administration devraient à présent être consacrées à l'étude des rapports, afin de préparer les changements réclamés.

La polémique sur les rémunérations intervient alors que l'administrateur général de la RTBF sollicite un quatrième mandat de six ans à la tête de la radio-télévision publique. La décision du gouvernement à ce sujet est attendue à la mi-février. Pour sa part, le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) a émis ce jeudi un avis favorable au renouvellement du mandat de M. Philippot.

De même source, on relève que si certains administrateurs ont évoqué la possibilité d'un "rappel à l'ordre" de l'administrateur général, il a été constaté qu'aucune disposition décrétale ne la prévoit, tant pour le Conseil d'administration que pour le gouvernement. Celui-ci jouit toutefois de la compétence de nommer ou révoquer un administrateur général. La position prise vendredi par le Conseil d'administration de la RTBF s'inscrit dans la polémique intervenue après les informations parues il y a quelques semaines dans la presse, selon lesquelles le montant de la rémunération de l'administrateur général mentionné dans le rapport annuel de l'entreprise publique était largement inférieur aux sommes touchées. L'administrateur général avait pour sa part reconnu en décembre devant son Conseil d'administration une faute et un contrat mal rédigé, comportant deux articles contradictoires. Il avait aussi indiqué qu'une diminution de 10% de la partie variable de ses rémunérations sera opérée. De son côté, le gouvernement de la Fédération a décidé la semaine dernière, après avoir pris connaissance des rapports demandés aux Commissaires et de l'audit, de réclamer à l'administrateur général le remboursement des rémunérations perçues au-delà de son plafond salarial, soit quelque 60.000 euros au total. La part variable de son salaire pour 2019 sera également revue au besoin à la baisse afin que ses émoluments pour l'ensemble de l'année ne dépassent pas ce même plafond. Toutefois, le gouvernement n'a pointé aucune faute commise dans le chef de l'administrateur général de la RTBF, préférant parler de "responsabilité collective". Le gouvernement exigeait aussi que les différentes instances du média public se mettent sans délai en conformité par rapport aux demandes formulées par l'exécutif sur le plan financier, de la gouvernance et du contrôle. En outre, la ministre des Médias Bénédicte Linard a adopté un arrêté ministériel qui plafonnera strictement le salaire de l'administrateur de la RTBF à 245.000 euros par an, soit une réduction salariale de quelque 35%. Les rapports en question soulignaient notamment que la RTBF n'avait pas respecté l'obligation légale de transparence sur les rémunérations de ses dirigeants prévue par un décret de 2003. Ils ajoutaient que les services administratifs de la RTBF, ses organes de gestion, et les organes de contrôle internes et externes, n'avaient pas correctement exercé leurs missions. Plusieurs réunions du Conseil d'administration devraient à présent être consacrées à l'étude des rapports, afin de préparer les changements réclamés. La polémique sur les rémunérations intervient alors que l'administrateur général de la RTBF sollicite un quatrième mandat de six ans à la tête de la radio-télévision publique. La décision du gouvernement à ce sujet est attendue à la mi-février. Pour sa part, le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) a émis ce jeudi un avis favorable au renouvellement du mandat de M. Philippot.