"Aucune nouvelle enquête ne sera ouverte sur la prolongation de la durée de vie" des 54 F-16 en service au sein de la composante Air de l'armée, que le gouvernement souhaite remplacer par 34 avions de combat de nouvelle génération pour un montant initial d'environ 3,6 milliards d'euros, a-t-il affirmé en commission de la défense de la Chambre.

"Ce qui a été convenu (au sein du conseil des ministres) et que le Premier (ministre Charles Michel) a voulu dire, selon moi, c'est que toutes les informations des derniers mois seront réunies et seront présentées de manière structurée au gouvernement dans le cadre de la décision finale", a ajouté M. Vandeput (N-VA), sans fixer d'échéance.

Il était interrogé par des députés - principalement de l'opposition - à propos de déclarations en sens divers faites la semaine dernière par M. Vandeput lui-même, par le Premier ministre et puis par le président de la N-VA, Bart De Wever.

M. Michel avait expliqué que le gouvernement étudierait les arguments en faveur d'une prolongation des F-16 actuels, les offres introduites dans le cadre de l'appel d'offres lancé le 17 mars 2017 - soit le F-35 Lightning II du groupe américain Lockheed Martin et l'Eurofighter Typhoon du consortium européen Eurofighter -, mais aussi les informations transmises par le gouvernement français dans le cadre de la proposition de partenariat stratégique, formulée hors appel d'offres. Cette proposition repose sur l'acquisition du Rafale du groupe Dassault et la participation de la Belgique au développement d'un système de combat du futur (Scaf) franco-allemand.

Mais dimanche, lors d'un débat sur le plateau de la télévision publique flamande VRT, le président des nationalistes flamands avait exclu le Rafale et la prolongation des F-16 des options à étudier en vue du remplacement des chasseurs-bombardiers F-16.

La présidente de la commission de la défense, Karolien Grosemans (N-VA elle aussi), est même allée mercredi un cran plus loin en affirmant que le choix d'un appareil en dehors de la procédure lancée par le gouvernement "mettrait la Belgique dans un scandale international sans précédent".

M. Vandeput a rappelé que le contenu de la proposition française avait été analysée sur la base de la lettre (de trois pages, reçue le 6 septembre dernier par la ministre française des Armées, Florence Parly) et de la présentation de membres du cabinet de Mme Parly faite en mai à Bruxelles.

Il a assuré avoir réclamé davantage d'informations à Paris, à la demande du gouvernement. "J'ai transmis cette demande plusieurs fois à la France" et "ceci n'a pas abouti", a-t-il dit. Les députés d'opposition Georges Dallemagne (cdH), Julie Fernandez Fernandez (PS), Benoît Hellings (Ecolo), Alain Top (sp.a) et Wouter De Vriendt (Groen) ont appelé le gouvernement à impliquer davantage le parlement dans la décision de remplacement des F-16, voire à "annuler la procédure d'achat".

Mais M. Vandeput a répondu que la "procédure se poursuit pour soumettre le dossier au conseil des ministres" après la remise d'une évaluation - à ce stade hautement confidentielle, sous "enveloppe fermée" - par une équipe 33 personnes, sans fixer d'échéance précise. "Le gouvernement prendra le temps nécessaire", a-t-il dit en assurant que la décision de choix d'un nouvel appareil sera fondée sur différents aspects (le matériel, le partenariat stratégique souhaité avec le pays qui fournira l'avion et les retombées économiques, sous l'appellation d'"intérêts essentiels de sécurité").

"Aucune nouvelle enquête ne sera ouverte sur la prolongation de la durée de vie" des 54 F-16 en service au sein de la composante Air de l'armée, que le gouvernement souhaite remplacer par 34 avions de combat de nouvelle génération pour un montant initial d'environ 3,6 milliards d'euros, a-t-il affirmé en commission de la défense de la Chambre."Ce qui a été convenu (au sein du conseil des ministres) et que le Premier (ministre Charles Michel) a voulu dire, selon moi, c'est que toutes les informations des derniers mois seront réunies et seront présentées de manière structurée au gouvernement dans le cadre de la décision finale", a ajouté M. Vandeput (N-VA), sans fixer d'échéance. Il était interrogé par des députés - principalement de l'opposition - à propos de déclarations en sens divers faites la semaine dernière par M. Vandeput lui-même, par le Premier ministre et puis par le président de la N-VA, Bart De Wever. M. Michel avait expliqué que le gouvernement étudierait les arguments en faveur d'une prolongation des F-16 actuels, les offres introduites dans le cadre de l'appel d'offres lancé le 17 mars 2017 - soit le F-35 Lightning II du groupe américain Lockheed Martin et l'Eurofighter Typhoon du consortium européen Eurofighter -, mais aussi les informations transmises par le gouvernement français dans le cadre de la proposition de partenariat stratégique, formulée hors appel d'offres. Cette proposition repose sur l'acquisition du Rafale du groupe Dassault et la participation de la Belgique au développement d'un système de combat du futur (Scaf) franco-allemand. Mais dimanche, lors d'un débat sur le plateau de la télévision publique flamande VRT, le président des nationalistes flamands avait exclu le Rafale et la prolongation des F-16 des options à étudier en vue du remplacement des chasseurs-bombardiers F-16. La présidente de la commission de la défense, Karolien Grosemans (N-VA elle aussi), est même allée mercredi un cran plus loin en affirmant que le choix d'un appareil en dehors de la procédure lancée par le gouvernement "mettrait la Belgique dans un scandale international sans précédent". M. Vandeput a rappelé que le contenu de la proposition française avait été analysée sur la base de la lettre (de trois pages, reçue le 6 septembre dernier par la ministre française des Armées, Florence Parly) et de la présentation de membres du cabinet de Mme Parly faite en mai à Bruxelles. Il a assuré avoir réclamé davantage d'informations à Paris, à la demande du gouvernement. "J'ai transmis cette demande plusieurs fois à la France" et "ceci n'a pas abouti", a-t-il dit. Les députés d'opposition Georges Dallemagne (cdH), Julie Fernandez Fernandez (PS), Benoît Hellings (Ecolo), Alain Top (sp.a) et Wouter De Vriendt (Groen) ont appelé le gouvernement à impliquer davantage le parlement dans la décision de remplacement des F-16, voire à "annuler la procédure d'achat". Mais M. Vandeput a répondu que la "procédure se poursuit pour soumettre le dossier au conseil des ministres" après la remise d'une évaluation - à ce stade hautement confidentielle, sous "enveloppe fermée" - par une équipe 33 personnes, sans fixer d'échéance précise. "Le gouvernement prendra le temps nécessaire", a-t-il dit en assurant que la décision de choix d'un nouvel appareil sera fondée sur différents aspects (le matériel, le partenariat stratégique souhaité avec le pays qui fournira l'avion et les retombées économiques, sous l'appellation d'"intérêts essentiels de sécurité").