"Je me suis battu pour un portefeuille, j'ai soumis trois noms", a commenté le chef de l'Etat lors d'une conférence de presse à Lyon: "On m'a dit +votre nom est formidable, on le prend+ et puis on me dit finalement +on n'en veut plus+. Il faut qu'on m'explique". Selon Emmanuel Macron, la présidente élue de la Commission, Ursula Von der Leyen, l'aurait assuré avoir obtenu l'accord des groupes PPE (centre-droit), PSE (social-démocrate) et Renaissance (centriste et libéral) à la candidature de Mme Goulard. "Je ne comprends pas comment, quand la présidente de la commission nommée a une discussion avec les trois présidents de groupe et (qu'ils) se mettent d'accord sur quelque chose, ça peut bouger comme ça. Donc j'ai besoin de comprendre", a-t-il poursuivi. "Je suis très détendu, ce qui m'importe c'est le portefeuille. J'ai besoin de comprendre ce qui s'est joué de ressentiment, peut-être de petitesse", a insisté le président français. L'entourage d'Emmanuel Macron avait jugé auparavant que Mme Goulard, sèchement retoquée jeudi par 82 voix contre 29, avait fait les frais à Bruxelles "d'un jeu politique qui touche la Commission européenne dans son ensemble". (Belga)