"L'afflux connaît un pic actuellement, ce qui fait que tous les centres sont pleins. Nous allons juste reporter cela à l'année prochaine. Il faut aussi envisager ce genre de choses dans leurs aspects pratiques et organisationnels", a-t-il affirmé, excluant l'ouverture de nouveaux centres.

Le secrétaire d'État N-VA fait observer que l'engagement de la Belgique vis-à-vis de la Commission européenne et des Nations unies, dans ce programme auquel elle participe depuis 2013, n'est pas contraignant.

"Si nous l'arrêtons, j'aurais sans doute à nouveau de l'hystérie et des hurlements à la Chambre, mais nous ne recevrions pas de sanctions", a-t-il lancé.

Le programme de réinstallation belge engage le pays à accueillir chaque année un contingent de réfugiés vulnérables. Il s'agit de personnes qui ne peuvent pas retourner dans leur pays d'origine, mais ne peuvent pas non plus bénéficier d'une protection suffisante ou de perspectives d'intégration locale dans le premier pays où elle ont fui. Elles résident souvent dans des camps dans les pays voisins de celui qu'elles ont dû fuir.

Depuis 2013, 2.885 réfugiés ont été réinstallés en Belgique, parmi lesquels 2.535 réfugiés syriens et 315 réfugiés congolais, selon Fedasil.

Si le programme belge s'est limité de 2013 à 2016 à moins de 450 réinstallations chaque année, il est passé à près de 1.200 l'an dernier et en prévoyait presque autant (1.150) cette année. Mais M. Francken a bloqué le compteur 2018 à 879. Selon lui, l'engagement sur les 1.150 réinstallations porte sur deux ans.