"Des drapeaux du Reich et des grossièretés d'extrême droite devant le Bundestag allemand sont une attaque insupportable contre le coeur de notre démocratie", a écrit le chef de l'Etat dans un communiqué publié sur Instagram. "Nous n'accepterons jamais cela", a ajouté M. Steinmeier, au moment où la radicalisation du mouvement "anti-masques" face à la pandémie de Covid-19, dont les partisans ont manifesté par milliers samedi dans la capitale allemande, scandalise et inquiète le gouvernement. "Si quelqu'un est énervé par les mesures, ou les remet en question, il peut le faire, même en public et lors de manifestations", a poursuivi le président. "Ma compréhension s'arrête quand des manifestants se mêlent à des ennemis de la démocratie et des agitateurs politiques." Plusieurs centaines de manifestants avaient forcé des barrières pour monter sur les marches du Reichstag et ont été empêchés de justesse de pénétrer dans l'enceinte du bâtiment par les forces de l'ordre, qui ont utilisé des sprays pour disperser la foule et interpellé plusieurs personnes. Les images ont crée une onde choc en Allemagne, le ministre de l'Intérieur Horst Seehofer dénonçant un dérapage "inacceptable" visant le "centre symbolique de notre démocratie libérale". La ministre de la Justice, Christina Lambrecht, a appelé à "se défendre contre ces ennemis de notre démocratie". "L'image insupportable de néonazis devant le Reichstag ... ne peut pas se répéter", a-t-elle dit aux journaux du groupe Funke. Le Reichstag, où se réunissent les députés allemands en session plénière, a une forte charge symbolique en Allemagne. (Belga)

"Des drapeaux du Reich et des grossièretés d'extrême droite devant le Bundestag allemand sont une attaque insupportable contre le coeur de notre démocratie", a écrit le chef de l'Etat dans un communiqué publié sur Instagram. "Nous n'accepterons jamais cela", a ajouté M. Steinmeier, au moment où la radicalisation du mouvement "anti-masques" face à la pandémie de Covid-19, dont les partisans ont manifesté par milliers samedi dans la capitale allemande, scandalise et inquiète le gouvernement. "Si quelqu'un est énervé par les mesures, ou les remet en question, il peut le faire, même en public et lors de manifestations", a poursuivi le président. "Ma compréhension s'arrête quand des manifestants se mêlent à des ennemis de la démocratie et des agitateurs politiques." Plusieurs centaines de manifestants avaient forcé des barrières pour monter sur les marches du Reichstag et ont été empêchés de justesse de pénétrer dans l'enceinte du bâtiment par les forces de l'ordre, qui ont utilisé des sprays pour disperser la foule et interpellé plusieurs personnes. Les images ont crée une onde choc en Allemagne, le ministre de l'Intérieur Horst Seehofer dénonçant un dérapage "inacceptable" visant le "centre symbolique de notre démocratie libérale". La ministre de la Justice, Christina Lambrecht, a appelé à "se défendre contre ces ennemis de notre démocratie". "L'image insupportable de néonazis devant le Reichstag ... ne peut pas se répéter", a-t-elle dit aux journaux du groupe Funke. Le Reichstag, où se réunissent les députés allemands en session plénière, a une forte charge symbolique en Allemagne. (Belga)