"La FEB adopte une attitude irrespectueuse des syndicats et des travailleurs. J'espère que la FEB se ressaisira et qu'elle conclura un accord avec les syndicats. A défaut, la FEB porterait elle-même un coup à la concertation sociale dans notre pays", a commenté son président, Elio Di Rupo, dans un communiqué. Samedi, Bart Buysse, le directeur de la coupole patronale, avait qualifié le projet syndical de "pas sérieux". Invité du Grand Oral de la RTBF-Le Soir dans l'après-midi, le président de l'Union wallonne des entreprises (UWE) Yves Prete a mis, lui, en cause le caractère pénible du travail. "Moi, je ne crois pas que le travail soit quelque chose de pénible. Travailler, c'est créer de la richesse. (...) Trente-six heures par semaine, ce n'est pas pénible. Nous sommes un des pays où on travaille le moins", a-t-il dit. Des propos qui ont fait bondir le président du PS. "Quel mépris pour les travailleurs! Quel mépris pour toutes ces femmes et tous ces hommes qui travaillent dur chaque jour! Monsieur Prete ignore probablement ce qu'est la difficulté de travailler dans une maison de repos, un hôpital, une prison, une usine ou encore une école. Il fait preuve du même mépris lorsqu'il balaie d'un revers de la main l'existence médicale du burn out. Monsieur Prete devrait programmer d'urgence un tour de Wallonie et visiter les entreprises que l'UWE représente. Il constatera rapidement son erreur d'appréciation." Pour le PS, il incombe à présent au Premier ministre d'inviter les employeurs "à respecter la concertation sociale et le travail effectué par les représentants des travailleurs". (Belga)

"La FEB adopte une attitude irrespectueuse des syndicats et des travailleurs. J'espère que la FEB se ressaisira et qu'elle conclura un accord avec les syndicats. A défaut, la FEB porterait elle-même un coup à la concertation sociale dans notre pays", a commenté son président, Elio Di Rupo, dans un communiqué. Samedi, Bart Buysse, le directeur de la coupole patronale, avait qualifié le projet syndical de "pas sérieux". Invité du Grand Oral de la RTBF-Le Soir dans l'après-midi, le président de l'Union wallonne des entreprises (UWE) Yves Prete a mis, lui, en cause le caractère pénible du travail. "Moi, je ne crois pas que le travail soit quelque chose de pénible. Travailler, c'est créer de la richesse. (...) Trente-six heures par semaine, ce n'est pas pénible. Nous sommes un des pays où on travaille le moins", a-t-il dit. Des propos qui ont fait bondir le président du PS. "Quel mépris pour les travailleurs! Quel mépris pour toutes ces femmes et tous ces hommes qui travaillent dur chaque jour! Monsieur Prete ignore probablement ce qu'est la difficulté de travailler dans une maison de repos, un hôpital, une prison, une usine ou encore une école. Il fait preuve du même mépris lorsqu'il balaie d'un revers de la main l'existence médicale du burn out. Monsieur Prete devrait programmer d'urgence un tour de Wallonie et visiter les entreprises que l'UWE représente. Il constatera rapidement son erreur d'appréciation." Pour le PS, il incombe à présent au Premier ministre d'inviter les employeurs "à respecter la concertation sociale et le travail effectué par les représentants des travailleurs". (Belga)