Les trois grandes organisations syndicales du pays entendaient protester mardi contre plusieurs mesures promues par le gouvernement Michel dans le cadre de la réforme des pensions. Le recul de l'âge légal à 67 ans, le report des crédits-temps à l'âge de 60 ans au lieu de 55 ans précédemment, la définition de la pénibilité du travail ainsi que le recul des régimes de chômage avec complément d'entreprise (RCC) à 62 ans avec 41 ans de carrière étaient les principaux motifs de revendication des manifestants.

A Bruxelles, ils étaient quelque 4.000 à battre le pavé, selon la police. Le cortège namurois comptait environ 3.000 participants, pendant que 4.000 militants descendaient les rues à Liège. A La Louvière, les syndicats affirment avoir rassemblé plus de 10.000 personnes.

"Nous sommes satisfaits de cette journée d'action, qui visait d'abord à sensibiliser la population", a déclaré Olivier Valentin, secrétaire national de la CGSLB, qui participait à la manifestation bruxelloise.

La forte mobilisation à La Louvière était également qualifiée de réussite par les syndicats. "On peut parler d'un grand succès pour cette action syndicale, compte tenu des conditions météorologiques", a indiqué Philippe Bertleff, président de la FGTB-Centre. "Le cortège des militants, venus du Hainaut et du Brabant Wallon, a emprunté toutes les artères importantes de La Louvière vers la Place Mansard en plein centre-ville. Nous espérons que cette action aidera à faire évoluer les choses."

Sur le podium dressé au sommet du Mont-des-Arts, les représentants syndicaux ont décoché leurs plus belles flèches pour égratigner le gouvernement. "On se croirait au XIXe siècle: c'est marche ou crève!", a lancé Estelle Ceulemans, la secrétaire générale de la FGTB Bruxelles.

Les choix politiques de l'exécutif ont également été décriés. "Le gouvernement veut investir 15 milliards d'euros dans de nouveaux avions de chasse, mais rien pour les pensions!", a dénoncé Philippe Vansnick de la CSC Bruxelles, qui a appelé les manifestants à soutenir "les idées et les partis qui poussent la solidarité et les alternatives" le 14 octobre prochain dans l'isoloir.

Daniel Bacquelaine, Belga
Daniel Bacquelaine © Belga

En matinée, une délégation de jeunes syndicalistes a rencontré le ministre des Pensions Daniel Bacquelaine et son homologue à l'Emploi Kris Peeters. "Nous avons été entendus, mais pas écoutés", a résumé Antigona Asaj de la CGSLB.

Les représentants syndicaux se sont dits inquiets de l'impact de la réforme, qui fixe notamment l'âge de la pension légale à 67 ans et durcit le recours aux RCC, sur les futures générations. "Il s'agit d'une absurdité: on veut faire travailler nos parents et nos grands-parents plus longtemps, alors qu'il y a des milliers de jeunes qui cherchent un emploi", fait valoir Nel Van Slijpe de la CSC.

Le ministre Bacquelaine estime pour sa part que la réforme permet d'assurer la pérennité du régime de pension pour les générations futures. "Ne rien faire serait irresponsable et conduirait sans doute notre pays, à l'instar d'autres pays européens, à revoir à la baisse le montant des pensions", répond M. Bacquelaine.

Il réfute ainsi les chiffres des syndicats qui ont calculé que les personnes partant de manière anticipée à la retraite pourraient perdre jusqu'à 353 euros, pour les pensions les plus élevées. "Depuis l'installation du gouvernement, la pension minimum a augmenté de 122 euros par mois pour les travailleurs salariés et de 185 euros par mois pour les travailleurs indépendants. Jamais un gouvernement n'avait autant augmenté le montant des pensions les plus faibles", réplique-t-il.

Déplorant l'apathie de ses prédécesseurs pour prendre le problème à bras-le-corps, M. Bacquelaine martèle qu'"il n'est plus question de mener la politique de l'autruche comme ce fut le cas durant de trop nombreuses années en matière de pension".

Les trois grandes organisations syndicales du pays entendaient protester mardi contre plusieurs mesures promues par le gouvernement Michel dans le cadre de la réforme des pensions. Le recul de l'âge légal à 67 ans, le report des crédits-temps à l'âge de 60 ans au lieu de 55 ans précédemment, la définition de la pénibilité du travail ainsi que le recul des régimes de chômage avec complément d'entreprise (RCC) à 62 ans avec 41 ans de carrière étaient les principaux motifs de revendication des manifestants. A Bruxelles, ils étaient quelque 4.000 à battre le pavé, selon la police. Le cortège namurois comptait environ 3.000 participants, pendant que 4.000 militants descendaient les rues à Liège. A La Louvière, les syndicats affirment avoir rassemblé plus de 10.000 personnes. "Nous sommes satisfaits de cette journée d'action, qui visait d'abord à sensibiliser la population", a déclaré Olivier Valentin, secrétaire national de la CGSLB, qui participait à la manifestation bruxelloise. La forte mobilisation à La Louvière était également qualifiée de réussite par les syndicats. "On peut parler d'un grand succès pour cette action syndicale, compte tenu des conditions météorologiques", a indiqué Philippe Bertleff, président de la FGTB-Centre. "Le cortège des militants, venus du Hainaut et du Brabant Wallon, a emprunté toutes les artères importantes de La Louvière vers la Place Mansard en plein centre-ville. Nous espérons que cette action aidera à faire évoluer les choses." Sur le podium dressé au sommet du Mont-des-Arts, les représentants syndicaux ont décoché leurs plus belles flèches pour égratigner le gouvernement. "On se croirait au XIXe siècle: c'est marche ou crève!", a lancé Estelle Ceulemans, la secrétaire générale de la FGTB Bruxelles. Les choix politiques de l'exécutif ont également été décriés. "Le gouvernement veut investir 15 milliards d'euros dans de nouveaux avions de chasse, mais rien pour les pensions!", a dénoncé Philippe Vansnick de la CSC Bruxelles, qui a appelé les manifestants à soutenir "les idées et les partis qui poussent la solidarité et les alternatives" le 14 octobre prochain dans l'isoloir. En matinée, une délégation de jeunes syndicalistes a rencontré le ministre des Pensions Daniel Bacquelaine et son homologue à l'Emploi Kris Peeters. "Nous avons été entendus, mais pas écoutés", a résumé Antigona Asaj de la CGSLB. Les représentants syndicaux se sont dits inquiets de l'impact de la réforme, qui fixe notamment l'âge de la pension légale à 67 ans et durcit le recours aux RCC, sur les futures générations. "Il s'agit d'une absurdité: on veut faire travailler nos parents et nos grands-parents plus longtemps, alors qu'il y a des milliers de jeunes qui cherchent un emploi", fait valoir Nel Van Slijpe de la CSC. Le ministre Bacquelaine estime pour sa part que la réforme permet d'assurer la pérennité du régime de pension pour les générations futures. "Ne rien faire serait irresponsable et conduirait sans doute notre pays, à l'instar d'autres pays européens, à revoir à la baisse le montant des pensions", répond M. Bacquelaine. Il réfute ainsi les chiffres des syndicats qui ont calculé que les personnes partant de manière anticipée à la retraite pourraient perdre jusqu'à 353 euros, pour les pensions les plus élevées. "Depuis l'installation du gouvernement, la pension minimum a augmenté de 122 euros par mois pour les travailleurs salariés et de 185 euros par mois pour les travailleurs indépendants. Jamais un gouvernement n'avait autant augmenté le montant des pensions les plus faibles", réplique-t-il. Déplorant l'apathie de ses prédécesseurs pour prendre le problème à bras-le-corps, M. Bacquelaine martèle qu'"il n'est plus question de mener la politique de l'autruche comme ce fut le cas durant de trop nombreuses années en matière de pension".