Le sondage Futuromètre AQRate-Le Soir-RTBF, réalisé auprès de 3.340 Bruxellois et Wallons, révèle que 68 % des sondés ne sont pas satisfaits de l'enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles. Ils sont aussi 81,8 % à juger que l'école actuelle est plombée par un nivellement par le bas. Seuls 28.5 % des sondés seraient ainsi satisfait du niveau scolaire inculqué à nos élèves.

Pourtant, cette insatisfaction ne serait pas due aux enseignants eux-mêmes, puisque 66 % des sondés estiment qu'ils sont compétents et bien formés. De plus, 93.5 % pensent qu'ils remplissent un rôle essentiel dans notre société. Le métier d'enseignant est toutefois considéré par 75% des sondés comme pénible. Il est donc nécessaire (pour 85 %) de le revaloriser.

Les parents tenteraient de pallier eux-mêmes les lacunes du système scolaire en aidant leurs enfants à faire leurs devoirs par exemple (81 %). En plus, 35 % ont inscrit leurs enfants à des cours de remédiation organisés par l'école, 33 % payent des cours particuliers et 23 % leur font suivre des stages de renforcement.

Face à ces constats d'échec, les sondés (86.6%) réclament de grands changements dans l'enseignement pour que celui-ci s'adapte au monde d'aujourd'hui. Les grandes réformes à mettre en place, selon eux, sont les suivantes : lancer un programme efficace pour lutter contre le décrochage scolaire, assurer de la remédiation dès qu'un élève rencontre une difficulté scolaire, revoir le système d'évaluation des compétences, donner la priorité absolue à l'éducation et lui octroyer les moyens nécessaires.

Le Pacte d'excellence, la solution ?

Seuls 26.9 % des sondés adhèrent au contenu du Pacte d'excellence qui est censé réformer en profondeur l'enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles ces prochaines années. Pourtant, le Pacte ne va pas dans le bon sens, selon la moitié des parents et seul un quart estime le contraire.

Mais sans le savoir, les sondés sont en accord avec les priorités avancées par le Pacte : définir et mettre en place un programme efficace pour lutter contre le décrochage scolaire, créer un programme de remédiation immédiate, revoir les rythmes scolaires, avancer l'âge de l'obligation scolaire. La moitié est également favorable à l'allongement de la durée de la journée scolaire pour permettre à tous de faire des activités parascolaires à l'école.

Reste une mesure encore tabou : la suppression du redoublement. La culture du redoublement ferait partie de l'ADN de notre région. Malgré qu'on sache que cette mesure est délétère pour le développement des enfants, qu'elle soit inefficace, qu'elle coûte cher, etc. Pourtant, trois quarts des personnes interrogées refusent d'en entendre parler.

Le sondage Futuromètre AQRate-Le Soir-RTBF, réalisé auprès de 3.340 Bruxellois et Wallons, révèle que 68 % des sondés ne sont pas satisfaits de l'enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles. Ils sont aussi 81,8 % à juger que l'école actuelle est plombée par un nivellement par le bas. Seuls 28.5 % des sondés seraient ainsi satisfait du niveau scolaire inculqué à nos élèves. Pourtant, cette insatisfaction ne serait pas due aux enseignants eux-mêmes, puisque 66 % des sondés estiment qu'ils sont compétents et bien formés. De plus, 93.5 % pensent qu'ils remplissent un rôle essentiel dans notre société. Le métier d'enseignant est toutefois considéré par 75% des sondés comme pénible. Il est donc nécessaire (pour 85 %) de le revaloriser.Les parents tenteraient de pallier eux-mêmes les lacunes du système scolaire en aidant leurs enfants à faire leurs devoirs par exemple (81 %). En plus, 35 % ont inscrit leurs enfants à des cours de remédiation organisés par l'école, 33 % payent des cours particuliers et 23 % leur font suivre des stages de renforcement.Face à ces constats d'échec, les sondés (86.6%) réclament de grands changements dans l'enseignement pour que celui-ci s'adapte au monde d'aujourd'hui. Les grandes réformes à mettre en place, selon eux, sont les suivantes : lancer un programme efficace pour lutter contre le décrochage scolaire, assurer de la remédiation dès qu'un élève rencontre une difficulté scolaire, revoir le système d'évaluation des compétences, donner la priorité absolue à l'éducation et lui octroyer les moyens nécessaires. Seuls 26.9 % des sondés adhèrent au contenu du Pacte d'excellence qui est censé réformer en profondeur l'enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles ces prochaines années. Pourtant, le Pacte ne va pas dans le bon sens, selon la moitié des parents et seul un quart estime le contraire.Mais sans le savoir, les sondés sont en accord avec les priorités avancées par le Pacte : définir et mettre en place un programme efficace pour lutter contre le décrochage scolaire, créer un programme de remédiation immédiate, revoir les rythmes scolaires, avancer l'âge de l'obligation scolaire. La moitié est également favorable à l'allongement de la durée de la journée scolaire pour permettre à tous de faire des activités parascolaires à l'école.Reste une mesure encore tabou : la suppression du redoublement. La culture du redoublement ferait partie de l'ADN de notre région. Malgré qu'on sache que cette mesure est délétère pour le développement des enfants, qu'elle soit inefficace, qu'elle coûte cher, etc. Pourtant, trois quarts des personnes interrogées refusent d'en entendre parler.