Le président de gauche, champion autoproclamé de la lutte anticorruption, soutient que cette consultation publique renforcera la démocratie participative au Mexique. Mais ses détracteurs n'y voient qu'un simple coup politique. Pour que le résultat du vote soit contraignant, 37,4 millions de personnes - soit 40% des électeurs - doivent y participer, un pari difficile vu le manque d'enthousiasme que suscite cette initiative chez les Mexicains. Alors que le "OUI" pourrait l'emporter jusqu'à 90%, il semble difficile d'atteindre ne serait-ce que 30% de participation, estime Roy Campos, directeur de l'institut de sondage Mitofsky. Au Mexique, les anciens présidents peuvent être jugés comme n'importe quel autre citoyen et les critiques affirment que le référendum est inutile. La question référendaire proposée montre du doigt cinq de ses prédécesseurs, tous de droite - Carlos Salinas, Ernesto Zedillo, Vicente Fox, Felipe Calderon et Enrique Pena Nieto - dont les mandats allaient de 1988 à 2018. Mais la Cour suprême l'a modifiée pour une alternative plus ambiguë. La question se lit comme suit : "Êtes-vous d'accord ou non pour que des actions pertinentes soient menées, conformément au cadre constitutionnel et légal, pour entreprendre un processus de clarification des décisions politiques prises ces dernières années par les acteurs politiques, visant à garantir la justice et les droits des victimes potentielles ?" Les résultats sont attendus dans les deux à trois jours qui suivront la clôture des urnes. (Belga)

Le président de gauche, champion autoproclamé de la lutte anticorruption, soutient que cette consultation publique renforcera la démocratie participative au Mexique. Mais ses détracteurs n'y voient qu'un simple coup politique. Pour que le résultat du vote soit contraignant, 37,4 millions de personnes - soit 40% des électeurs - doivent y participer, un pari difficile vu le manque d'enthousiasme que suscite cette initiative chez les Mexicains. Alors que le "OUI" pourrait l'emporter jusqu'à 90%, il semble difficile d'atteindre ne serait-ce que 30% de participation, estime Roy Campos, directeur de l'institut de sondage Mitofsky. Au Mexique, les anciens présidents peuvent être jugés comme n'importe quel autre citoyen et les critiques affirment que le référendum est inutile. La question référendaire proposée montre du doigt cinq de ses prédécesseurs, tous de droite - Carlos Salinas, Ernesto Zedillo, Vicente Fox, Felipe Calderon et Enrique Pena Nieto - dont les mandats allaient de 1988 à 2018. Mais la Cour suprême l'a modifiée pour une alternative plus ambiguë. La question se lit comme suit : "Êtes-vous d'accord ou non pour que des actions pertinentes soient menées, conformément au cadre constitutionnel et légal, pour entreprendre un processus de clarification des décisions politiques prises ces dernières années par les acteurs politiques, visant à garantir la justice et les droits des victimes potentielles ?" Les résultats sont attendus dans les deux à trois jours qui suivront la clôture des urnes. (Belga)