Le scrutin porte sur le territoire disputé entre Erbil et Bagdad, et qui comporte notamment la province riche en pétrole de Kirkouk, ethniquement très diverse. Bagdad s'est opposé fermement à la tenue de ce référendum, le jugeant anticonstitutionnel et unilatéral. Les voisins de l'Irak - la Turquie, la Syrie et l'Iran - s'en sont aussi inquiétés et décrient l'organisation du vote. Ils craignent que leurs propres minorités kurdes y voient un signe d'encouragement à exiger à leur tour l'autodétermination. Ankara, en conflit de longue date avec les rebelles kurdes turcs, a menacé d'imposer des sanctions envers la région autonome du Kurdistan irakien en raison du scrutin. Les Nations Unies ont mis en garde contre les "effets potentiellement déstabilisateurs" de cet appel aux urnes, à même d'alimenter le désordre régional et de détourner l'attention des campagnes en cours pour éradiquer le groupe terroriste Etat islamique en Syrie et Irak. Quelque 5,6 millions de personnes sont éligibles pour déposer leur bulletin de vote au Kurdistan et dans d'autres zones kurdes du nord de l'Irak, selon la commission électorale. Environ 2.065 bureaux de vote seront ouverts durant 10 heures à partir de 07h00 (HB), 08h00 heure locale. Les électeurs doivent répondre à la question "souhaitez-vous que la région du Kurdistan et les zones kurdes hors de cette région deviennent un Etat indépendant?" Les résultats officiels devraient être divulgués mardi, les observateurs s'attendent à un soutien massif à l'indépendance. Toutefois, le référendum ne mènera pas automatiquement à ce changement de statut. Les résultats ne sont pas contraignants, et les voisins de l'Irak ne reconnaitraient vraisemblablement pas une déclaration d'indépendance à l'avenir. Tactiquement, une victoire du oui garantirait plus de poids aux Kurdes irakiens dans leurs négociations avec Bagdad. (Belga)

Le scrutin porte sur le territoire disputé entre Erbil et Bagdad, et qui comporte notamment la province riche en pétrole de Kirkouk, ethniquement très diverse. Bagdad s'est opposé fermement à la tenue de ce référendum, le jugeant anticonstitutionnel et unilatéral. Les voisins de l'Irak - la Turquie, la Syrie et l'Iran - s'en sont aussi inquiétés et décrient l'organisation du vote. Ils craignent que leurs propres minorités kurdes y voient un signe d'encouragement à exiger à leur tour l'autodétermination. Ankara, en conflit de longue date avec les rebelles kurdes turcs, a menacé d'imposer des sanctions envers la région autonome du Kurdistan irakien en raison du scrutin. Les Nations Unies ont mis en garde contre les "effets potentiellement déstabilisateurs" de cet appel aux urnes, à même d'alimenter le désordre régional et de détourner l'attention des campagnes en cours pour éradiquer le groupe terroriste Etat islamique en Syrie et Irak. Quelque 5,6 millions de personnes sont éligibles pour déposer leur bulletin de vote au Kurdistan et dans d'autres zones kurdes du nord de l'Irak, selon la commission électorale. Environ 2.065 bureaux de vote seront ouverts durant 10 heures à partir de 07h00 (HB), 08h00 heure locale. Les électeurs doivent répondre à la question "souhaitez-vous que la région du Kurdistan et les zones kurdes hors de cette région deviennent un Etat indépendant?" Les résultats officiels devraient être divulgués mardi, les observateurs s'attendent à un soutien massif à l'indépendance. Toutefois, le référendum ne mènera pas automatiquement à ce changement de statut. Les résultats ne sont pas contraignants, et les voisins de l'Irak ne reconnaitraient vraisemblablement pas une déclaration d'indépendance à l'avenir. Tactiquement, une victoire du oui garantirait plus de poids aux Kurdes irakiens dans leurs négociations avec Bagdad. (Belga)