Le président de la commission des Affaires sociales Vincent Van Quickenborne (Open Vld) a invité vendredi dans la presse à réduire les droits à la pension des chômeurs de moins de 50 ans, de manière à augmenter la différence entre les pensions des travailleurs et de ceux qui sont au chômage depuis une longue durée. Le montant minimum de 1.950 euros brut par mois auquel on a droit à la pension après une année de chômage baisserait après deux années de chômage jusqu'à atteindre 70%, soit 1.362 euros brut par mois. Après 12 années de chômage, le droit à la pension minimum serait supprimé.

"Il faut savoir de quoi on parle", contextualise Frédéric Daerden. Le ministre des Pensions Daniel Bacquelaine vient de décider que les chômeurs âgés de moins de 50 ans n'auront plus droit à une pension calculée sur leur dernier salaire lorsqu'ils ont plus d'un an de chômage; ils auront droit à une pension minimum de 1.950 euros brut. "Il s'agit de 1.400 euros net. Et pour Vincent Van Quickenborne, c'est encore trop. C'est à se demander s'ils cherchent la palme de celui qui attaque le plus fort. Et après 12 ans de chômage, le droit à la pension minimum serait carrément supprimé. Cela relève de la brutalité totale. Quel mépris pour ces personnes que l'on condamne à la double peine", dénonce le député socialiste.

"Ce type de proposition part du présupposé idéologique du gouvernement selon lequel on se complaît dans le chômage", regrette Frédéric Daerden. "Il y a une réalité qui est celle d'un marché de l'emploi restreint, surtout dans le sud du pays. Aux personnes mises au chômage avec une réduction de leur pouvoir d'achat à laquelle s'ajoute l'impossibilité de se constituer un deuxième ou un troisième pilier de pension, on va à présent diminuer leur premier pilier, en leur disant 'tant pis pour vous'", analyse le député. "Ce qu'il faut faire, c'est augmenter toutes les pensions, qui sont plus basses en Belgique que dans les pays voisins, et valoriser ainsi la pension de ceux qui travaillent. C'est ce qui se faisait avec le bonus pension que ce gouvernement a supprimé", propose-t-il.

Enfin, le député socialiste voit aussi une motivation communautaire dans le fait de s'en prendre aux chômeurs âgés de moins de cinquante ans, proportionnellement plus nombreux dans le sud du pays. "Toutes les réformes de ce gouvernement, en matière d'emploi, de pensions et autres sont toujours orientées à travers le prisme de la Flandre, sa situation socio-économique et sa démographie. En plus de cela, elles sont marquées par une vision très à droite selon laquelle la sanction est la seule politique qui prévaut", conclut-il.

Le président de la commission des Affaires sociales Vincent Van Quickenborne (Open Vld) a invité vendredi dans la presse à réduire les droits à la pension des chômeurs de moins de 50 ans, de manière à augmenter la différence entre les pensions des travailleurs et de ceux qui sont au chômage depuis une longue durée. Le montant minimum de 1.950 euros brut par mois auquel on a droit à la pension après une année de chômage baisserait après deux années de chômage jusqu'à atteindre 70%, soit 1.362 euros brut par mois. Après 12 années de chômage, le droit à la pension minimum serait supprimé. "Il faut savoir de quoi on parle", contextualise Frédéric Daerden. Le ministre des Pensions Daniel Bacquelaine vient de décider que les chômeurs âgés de moins de 50 ans n'auront plus droit à une pension calculée sur leur dernier salaire lorsqu'ils ont plus d'un an de chômage; ils auront droit à une pension minimum de 1.950 euros brut. "Il s'agit de 1.400 euros net. Et pour Vincent Van Quickenborne, c'est encore trop. C'est à se demander s'ils cherchent la palme de celui qui attaque le plus fort. Et après 12 ans de chômage, le droit à la pension minimum serait carrément supprimé. Cela relève de la brutalité totale. Quel mépris pour ces personnes que l'on condamne à la double peine", dénonce le député socialiste. "Ce type de proposition part du présupposé idéologique du gouvernement selon lequel on se complaît dans le chômage", regrette Frédéric Daerden. "Il y a une réalité qui est celle d'un marché de l'emploi restreint, surtout dans le sud du pays. Aux personnes mises au chômage avec une réduction de leur pouvoir d'achat à laquelle s'ajoute l'impossibilité de se constituer un deuxième ou un troisième pilier de pension, on va à présent diminuer leur premier pilier, en leur disant 'tant pis pour vous'", analyse le député. "Ce qu'il faut faire, c'est augmenter toutes les pensions, qui sont plus basses en Belgique que dans les pays voisins, et valoriser ainsi la pension de ceux qui travaillent. C'est ce qui se faisait avec le bonus pension que ce gouvernement a supprimé", propose-t-il. Enfin, le député socialiste voit aussi une motivation communautaire dans le fait de s'en prendre aux chômeurs âgés de moins de cinquante ans, proportionnellement plus nombreux dans le sud du pays. "Toutes les réformes de ce gouvernement, en matière d'emploi, de pensions et autres sont toujours orientées à travers le prisme de la Flandre, sa situation socio-économique et sa démographie. En plus de cela, elles sont marquées par une vision très à droite selon laquelle la sanction est la seule politique qui prévaut", conclut-il.