Le projet SeaWatch-B a été lancé en 2014 par le VLIZ. Il offre la possibilité à une vingtaine de citoyens formés et équipés d'observer l'évolution de la mer à partir de ce qui est rejeté par celle-ci sur la plage. La mer du Nord s'est réchauffée de 1,7 degré ces 50 dernières années, deux fois plus vite que la moyenne mondiale pour les mers et océans. "Cela se traduit par toute une série de changements dans la chaîne alimentaire, et parmi les plus importants, la diminution des espèces vivant en eaux froides et une hausse des animaux et plantes en provenance de l'océan Atlantique, voire de plus au sud", explique le VLIZ. Pour les crevettes grises, la densité était de 190 exemplaires par 100 mètres carrés en 1996-1997, contre 36 en moyenne pour la période 2014-2018. D'autres espèces vivant en eaux froides se font aussi plus rares. D'un autre côté, la petite vive, dont les épines sont venimeuses, se retrouve sept fois plus qu'il y a vingt ans; alors que l'échantillon était de 0,09 exemplaire par 100 mètres carrés, on atteint aujourd'hui des valeurs comprises entre 0,15 et 0,67 exemplaire. La présence du petit bernard-l'ermite, le séjour prolongé de la jeune plie (jusqu'en décembre au lieu d'octobre) ou l'apparition de cténaires principalement à l'automne et en hiver, constituent aussi d'autres changements. Le cténaire américain a été aperçu la première fois chez nous en 2007 dans le port de Zeebrugge. Bien qu'elle soit en recul, la crevette grise reste l'espèce la plus retrouvée sur le littoral par les membres de SeaWatch-B devant le cténaire et le petit bernard-l'ermite. Le crabe commun et le crabe vert complètent le top 5. (Belga)