Le témoin anonyme en question, auquel font écho vendredi matin les sites web de la RTBF et de la VRT, épingle la responsabilité d'Engie-Electrabel dans les problèmes de béton. Il estime que la société a laissé ses centrales nucléaires se dégrader. "Malgré des rapports de plus en plus alarmistes, on a décidé de ne rien faire à partir du milieu des années '90, ce qui correspond à la prise de contrôle d'Electrabel par Suez. Le profit est vraiment devenu la priorité numéro un et on a décidé de postposer les investissements de maintenance le plus possible et de les reporter d'exercices en exercices, tant que l'on n'est pas devant une situation catastrophique...", affirme-t-il. Face à de telles accusations, Engie-Electrablel se défend vivement. "Engie-Electrabel investit massivement dans son parc de production avec plus de 200 millions annuels rien que pour la maintenance", indique la porte-parole de l'entreprise, Anne-Sophie Hugé. "Les locaux sont suivis de façon permanente et depuis la conception des centrales, puisque les bétons sont soumis à d'intenses dégagements de vapeurs et de forts chocs thermiques. Par le passé, des réparations ont bien entendu déjà été faites quand c'était nécessaire. Nous avons toujours eu l'autorisation de redémarrer", poursuit-elle. La porte-parole souligne encore que des économies ne seront jamais réalisées aux dépens de la sécurité des installations. "On ne badine pas avec la sûreté nucléaire, c'est notre priorité absolue", insiste-t-elle. Six des sept réacteurs belges seront à l'arrêt au mois de novembre, ce qui pourrait conduire à une pénurie d'électricité. Dans une première réaction sur Twitter, la ministre fédérale de l'Énergie Marie Christine Marghem a jugé "désolant de constater les effets du sous-investissement chronique dans certains secteurs stratégiques comme l'énergie". "Moi qui croyais que la sécurité était une priorité", ajoute-t-elle. (Belga)

Le témoin anonyme en question, auquel font écho vendredi matin les sites web de la RTBF et de la VRT, épingle la responsabilité d'Engie-Electrabel dans les problèmes de béton. Il estime que la société a laissé ses centrales nucléaires se dégrader. "Malgré des rapports de plus en plus alarmistes, on a décidé de ne rien faire à partir du milieu des années '90, ce qui correspond à la prise de contrôle d'Electrabel par Suez. Le profit est vraiment devenu la priorité numéro un et on a décidé de postposer les investissements de maintenance le plus possible et de les reporter d'exercices en exercices, tant que l'on n'est pas devant une situation catastrophique...", affirme-t-il. Face à de telles accusations, Engie-Electrablel se défend vivement. "Engie-Electrabel investit massivement dans son parc de production avec plus de 200 millions annuels rien que pour la maintenance", indique la porte-parole de l'entreprise, Anne-Sophie Hugé. "Les locaux sont suivis de façon permanente et depuis la conception des centrales, puisque les bétons sont soumis à d'intenses dégagements de vapeurs et de forts chocs thermiques. Par le passé, des réparations ont bien entendu déjà été faites quand c'était nécessaire. Nous avons toujours eu l'autorisation de redémarrer", poursuit-elle. La porte-parole souligne encore que des économies ne seront jamais réalisées aux dépens de la sécurité des installations. "On ne badine pas avec la sûreté nucléaire, c'est notre priorité absolue", insiste-t-elle. Six des sept réacteurs belges seront à l'arrêt au mois de novembre, ce qui pourrait conduire à une pénurie d'électricité. Dans une première réaction sur Twitter, la ministre fédérale de l'Énergie Marie Christine Marghem a jugé "désolant de constater les effets du sous-investissement chronique dans certains secteurs stratégiques comme l'énergie". "Moi qui croyais que la sécurité était une priorité", ajoute-t-elle. (Belga)