"L'honorable Gabriel Kyungu Wa Kumwanza est invité à se présenter (au parquet) le jeudi 5 janvier 2017 pour présenter ses moyens de défense dans le cadre de l'enquête judiciaire ouverte à sa charge", selon la convocation déposée à la résidence de l'élu. La justice avait demandé cette levée d'immunité afin de pouvoir poursuivre le président de l'Union nationale des fédéralistes du Congo (Unafec), un parti membre du Rassemblement de l'opposition. Il est accusé d'avoir insulté le chef de l'État dans un enregistrement jamais rendu public et dont M. Kyungu conteste l'existence. "Cette convocation consacre la trahison de la population de Lubumbashi par l'assemblée provinciale du Haut-Katanga", a déclaré l'un de ses avocats, Me Sonvil Mukendi. Figure politique de la région et proche de l'opposant en exil Moïse Katumbi, M. Kyungu a notamment occupé les postes de gouverneur de la province du Grand Katanga (qui sera divisée en quatre provinces en 2015) dans les années 1990 et de président de l'assemblée provinciale entre 2011 et juillet 2016. Il est également le coordonnateur régional dans le sud-est du "Rassemblement", la plateforme d'opposition à M. Kabila dirigée par l'opposant historique Étienne Tshisekedi. Son parti, l'Unafec, est membre du G7, groupe de sept partis passés de la majorité à l'opposition au président Joseph Kabila en septembre 2015. Fin mars, le G7 avait demandé à M. Katumbi de se présenter à la présidentielle qui devait se tenir avant la fin de l'année. A la suite d'un accord passé entre le pouvoir et l'opposition le 31 décembre, cette élection est programmée "fin 2017" et M. Kabila, dont le mandat s'est achevé le 20 décembre, restera au pouvoir en attendant qu'un successeur soit désigné. (Belga)

"L'honorable Gabriel Kyungu Wa Kumwanza est invité à se présenter (au parquet) le jeudi 5 janvier 2017 pour présenter ses moyens de défense dans le cadre de l'enquête judiciaire ouverte à sa charge", selon la convocation déposée à la résidence de l'élu. La justice avait demandé cette levée d'immunité afin de pouvoir poursuivre le président de l'Union nationale des fédéralistes du Congo (Unafec), un parti membre du Rassemblement de l'opposition. Il est accusé d'avoir insulté le chef de l'État dans un enregistrement jamais rendu public et dont M. Kyungu conteste l'existence. "Cette convocation consacre la trahison de la population de Lubumbashi par l'assemblée provinciale du Haut-Katanga", a déclaré l'un de ses avocats, Me Sonvil Mukendi. Figure politique de la région et proche de l'opposant en exil Moïse Katumbi, M. Kyungu a notamment occupé les postes de gouverneur de la province du Grand Katanga (qui sera divisée en quatre provinces en 2015) dans les années 1990 et de président de l'assemblée provinciale entre 2011 et juillet 2016. Il est également le coordonnateur régional dans le sud-est du "Rassemblement", la plateforme d'opposition à M. Kabila dirigée par l'opposant historique Étienne Tshisekedi. Son parti, l'Unafec, est membre du G7, groupe de sept partis passés de la majorité à l'opposition au président Joseph Kabila en septembre 2015. Fin mars, le G7 avait demandé à M. Katumbi de se présenter à la présidentielle qui devait se tenir avant la fin de l'année. A la suite d'un accord passé entre le pouvoir et l'opposition le 31 décembre, cette élection est programmée "fin 2017" et M. Kabila, dont le mandat s'est achevé le 20 décembre, restera au pouvoir en attendant qu'un successeur soit désigné. (Belga)