Le responsable du parti de M. Tshisekedi et de sa coalition Cap pour le changement (Cach), Jean-Marc Kabund, a annoncé l'arrêt de "toutes discussions" avec le Front commun pour le Congo (FCC) pro-Kabila. Vice-président de l'Assemblée nationale, M. Kabund accuse des individus d'avoir brûlé une affiche de M. Tshisekedi à Kolwezi (sud-est), sur la base d'une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux. Dans son tweet, il juge "inacceptable" que l'affiche ait été brûlée au nez et à la barbe "des responsables de l'ANR (les renseignements) et de la police". "Par conséquent, nous avons(CACH) arrêté toutes discussions avec le FCC, jusqu'à ce que les responsabilités soient établies", ajoute-t-il. Le gouverneur pro-Kabila de la province Richard Muyej, a affirmé que des portraits de M. Kabila ont également été déchirés. Il a qualifié ces atteintes aux effigies de MM. Tshisekedi et Kabila de "coup de folie qui doit s'arrêter tout de suite, puisqu'à Kolwezi nous avons besoin de la paix". "Il ne faut pas jouer avec le feu", a-t-il ajouté dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux. Il a agité le spectre des violences communautaires qui ont déchiré le Katanga au début des années 90, et qui avaient visé les Lubas, la communauté d'origine du président Tshisekedi. "Le FCC condamne les actes répréhensibles de ces dernières 72h posés par les militants des différents bords", a également déclaré son porte-parole, l'ex-directeur de cabinet de Joseph Kabila, Nehemie Mwilanya. L'investiture du président de l'ex-opposant Tshisekedi le 24 janvier a marqué la première transition pacifique dans l'histoire du Congo. Son prédécesseur conserve une vaste majorité au Parlement, le poste de Premier ministre, les 2/3 des ministères au sein du gouvernement, et la majorité des postes de gouverneurs dans les 26 provinces. (Belga)